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"Jean Gabin, l'exposition" : une impressionnante rétrospective consacrée au mythe du cinéma français

Exposition. Après Brigitte Bardot et Romy Schneider, la ville de Boulogne-Billancourt rend hommage à une autre icône du cinéma: Jean Gabin. Des objets personnels confiés par son fils Mathias, des affiches, des extraits de films diffusés sur une quinzaine d’écrans, du matériel cinématographique issu des studios de Boulogne et Billancourt où l’acteur avait tourné pas moins de 26 films… Jusqu’au 10 juillet 2022, à l’Espace Landowski-Musée des Années 30.


« Jean Gabin » : une exposition hommage au mythe du cinéma français


jean gabin l'exposition
Jean Gabin : une exposition hommage à l’acteur, à voir à l’Espace Landowski-Musée des années 30 à Boulogne-Billancourt (92100)

Plus de 40 ans après sa disparition (en novembre 1976), Jean Moncorgé, plus connu sous le nom de Jean Gabin, demeure l’une des figures les plus populaires du cinéma français. Lors de l’inauguration de l’exposition qui lui est consacrée, à l’Espace Landowski – Musée des Années 30, en présence de personnalités du cinéma et de la télévision, son fils Mathias ne cachait pas son émotion: « Quand on parle de papa, c’est toujours très dur pour moi. Mais il ne faut pas oublier maman parce qu’elle était très importante dans sa vie ».

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Jean Gabin dans « Touchez pas au Grisbi » (Jean Becker, 1953) (DEL DUCA FILMS – ANTARES PRODUZI / COLLECTION CHRISTOPHEL VIA AFP)

Une maman (Dominique Fournier) que l’on découvre parmi les nombreuses photos, références et anecdotes figurant dans le livre « Jean Gabin » (Editions de La Martinière) qu’il a co-écrit avec Patrick Glâtre, commissaire de l’exposition.

Dans la préface signée par Alexis Moncorgé (fils de Mathias et petit-fils de Jean), on peut lire: « Je ne t’ai pas connu, je suis arrivé au monde dix ans après ton départ. Et pourtant tu es là tous les jours, car tu fais partie de moi. J’ai commencé où tu as fini, en Normandie. J’ai choisi de faire le saltimbanque moi aussi, ça aura sauté une génération…« .

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Jean Gabin et Marlene Dietrich
La particularité de cette rétrospective est qu’au-delà de la carrière de ce géant du cinéma capable de camper un flic, un truand, un forçat, un banquier, un légionnaire, un juge ou un clochard, on entre aussi dans l’intimité de l’homme que l’on disait discret et pudique.

Au passage, le maire de Boulogne-Billancourt, Pierre-Christophe Baguet, a rappelé les liens qui unissaient Jean Gabin à la ville. Tout d’abord, son grand-père, paveur de rue à Boulogne-Billancourt mais aussi les mythiques studios de cinéma où il a tourné pas moins de 26 films: « La grande illusion », « Touchez pas au grisai », « Le jour se lève », « Voici le temps des assassins », « Remorques », « Le tatoué », « Le chat », « Deux hommes dans la ville »… 
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Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo dans « Un Singe en Hiver »
Dans un espace de 700 m2, plus de 700 documents et objets sont ainsi présentés au public: des effets personnels confiés par Mathias Moncorgé, des pièces conservées au Musée Jean Gabin de Mériel (la ville du Val d’Oise où il a passé son enfance et son adolescence), du  matériel cinématographique issu des studios de Boulogne et de Billancourt, des extraits de documentaires et de films projetés sur une quinzaine d’écrans, une expérience de réalité virtuelle avec une immersion en 3D dans la scène d’ouverture  du film de Marcel Carné « Le jour se lève »...
jean gabin la bete humaine
Jean Gabin dans « La bête Humaine »
Sans oublier des trésors qui, pour la première fois, ont quitté les réserves de la Cinémathèque Française: des dessins de maquettes de décor, des scénarios originaux, des plans de travail, des maquettes d’affiches et de costumes, des objets portés par Jean Gabin dans « La grande illusion » et « L’Air de Paris ».
Au hasard des allées, on peut aussi découvrir un accordéon offert par l’écrivain Pierre Mac Orlan, une facture des communications entre lui et Marlène Diétrich, le manteau porté dans le film « Du rififi à Paname », une lettre écrite le 4 mai 1965 par Fernandel, une carte de voeux envoyée par Brigitte Bardot en 1959, son uniforme de second maître, la malle militaire datant de son engagement au sein des Forces Navales Françaises Libres, la lithographie de Raymond Moretti offerte aux lauréats du Prix Jean Gabin, ses collections de pipes et de chapeaux, son bureau ou le disque, le seul qu’il ait jamais enregistré, de la  chanson « Maintenant je sais« .
Parallèlement à l’exposition, les visiteurs pourront participer à des ateliers de tournage, des conférences-débats, des animations jeune public ou assister à des projections dans les cinémas Landowski et Pathé Boulogne.

Annie Grandjanin


A voir « Jean Gabin, l’exposition » : jusqu’au 10 juillet 2022, du mardi au dimanche de 11h à 18h, au Musée des Années 30 – Espace Landowski, 28, avenue André Morizet, 92100 Boulogne-Billancourt. 

  • Tarifs: billet jumelé Exposition, Musée des Années 30 et Musée Paul-Landowski: 7 Euros et tarif réduit à 5 Euros. Entrée gratuite pour les moins de 26 ans, les personnes handicapées et leur accompagnateur et pour tous le 1er dimanche du mois.
  • Livre « Jean Gabin », de Mathias Moncorgé etPatrick Glâtre, Editions de La Martinière, paru le 11 mars 2022.

Retrouvez l’ensemble des chroniques culturelles d’Annie Grandjanin sur : annieallmusic.blogspot.com


 

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