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"La Strada" : Giulietta Masina et Anthony Quinn

Télé. «La Strada» est l’histoire d’une jeune fille «donnée» par sa propre mère à un colosse de foire brutal, briseur de chaînes. Mais elle va doucement s’attacher au saltimanque. Un jour, découvrant qu’il a un rival, il va se battre avec un funambule, qu’il tue et maquillera son meutre en accident. La jeune femme va perdre peu à peu la raison et son compagnon de misère l’abandonnera… L’un des plus beaux films en noir et blanc de Federico Fellini, porté par les inoubliables Anthony Quinn et Giulietta MasinaA voir lundi 21 mars sur Arte -20:55.


« La Strada » de Federico Fellini : quand le cirque se jouait dans la rue


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« la Strada » : un des plus beaux films de Federico Fellini

L’HISTOIRE 

«La Strada» raconte dans un splendide noir et blanc, la courte vie de gens misérables, saltimbanques, dans l’après guerre de 1945 en Italie. Une très jeune femme, Gelsomina (Giulietta Masina) est plus ou moins vendue par sa mère à un colosse, briseur de chaînes dans la rue, Zampano (Anthony Quinn). Il la rudoie, elle est à la fois souffre-douleur et femme à tout faire mais elle va s’attacher à lui peu à peu. Jusqu’à ce qu’il découvre qu’il a un rival, «il Matto» le funambule (Richard Basehart).


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Gelsomina admire surtout son numéro de joueur de violon sur un fil de fer…. Zampano se bat avec lui puis, plus tard, dans une rixe, le tue. Il maquille son crime en accident automobile. Ils repartent sur les routes mais la jeune femme va basculer de la tristesse à la folie. Ne pouvant plus tenir son rôle de faire-valoir, Zampano l’abandonne.

NOTRE AVIS (***)

« La Strada » est un film beau et triste. Une fable tournée dans les Abruzzes à l’époque du néo-réalisme italien (1954). Une histoire simple,l’union d’une âme pure que le destin unit à une brute, avec des acteurs modestes et vrais. Un drame qui va à contre courant de ce que le cinéma européen offrait, un degré de pauvreté rarement montré à la fois épuré dans l’image et très italien par son côté fébrile lors des scènes d’intérieur.



Les acteurs sont fabuleux, Giulietta Masina en tête, petit être fragile, clown triste à l’intérieur, victime de sa gentillesse et de sa crédulité. Elle est bouleversante. Anthony Quinn est un «hercule» des rues grossier, brutal, faisant oublier qu’il a été en 1952 le personnage flamboyant Emilio Zapatta d’Elia Kazan, d’après John Steinbeck. «La Strada» a été, et reste, le premier grand chef d’œuvre de Federico Fellini alliant réussite et art populaire. Le film a reçu le Grand Prix du Festival international de Venise en 1954. Et nous n’oublierons jamais l’air déchirant de Nino Rota joué à la trompette…

Jane Hoffmann

  • A voir : «La Strada» (1954) de Federico Fellini, avec Giulietta Masina, Anthony Quinn, Richard Basehart, musique de Nino Rota, lundi 21 mars sur Arte -20:55

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