Toutes les musiques de We Culte. Fondateur et chanteur de Têtes Raides, formation emblématique de la scène rock alternative, Christian Olivier assure la première partie de son propre groupe pour une série de concerts exceptionnels au Théâtre Déjazet à Paris, du 15 au 31 janvier 2025.
Christian Olivier : Quand on écrit des chansons, on s’engage obligatoirement. Après, on peut le faire de manière plus ou moins frontale
Fondateur et chanteur de Têtes Raides, groupe emblématique de la scène rock alternative, auteur, compositeur, musicien, sculpteur, plasticien… Christian Olivier a également enregistré des albums solo tels que « On/Off », « After Avant« ou encore « Le Ça est le ça« , en hommage à des poètes russes du XXème siècle.
Rencontre avec un artiste passionné, coiffé de son éternel petit chapeau noir, qui réalise un vieux rêve: assurer la première partie de ses complices de Têtes Raides, avec son propre répertoire, pour une série de concerts exceptionnels au Théâtre Déjazet, du 15 au 31 janvier 2026.
–À leurs débuts, les Têtes Raides s’inscrivaient dans la mouvance rock alternative. Vous vous situez où aujourd’hui dans le paysage musical ?
Christian Olivier : On continue à faire nos chansons ! Je pense qu’il y a un son Têtes Raides. Personnellement, je me passionne pour toutes sortes de musiques. C’est d’ailleurs en écoutant une suite pour violoncelle de Bach que j’ai eu envie d’inclure cet instrument dans le groupe. Toute cette palette d’instruments, c’est un peu comme une peinture. On travaille sur des sons et des couleurs.
Avec l’album « Chamboultou » vous aviez amorcé un virage plus politique, non ?
Christian Olivier : Je ne sais pas si c’était plus politique Quand on écrit des chansons, on s’engage obligatoirement. Après, on peut le faire de manière plus ou moins frontale.
Le choix de ces concerts parisiens au Théâtre Déjazet, n’est pas anodin…
Christian Olivier : La première fois que j,’y suis allé, c’était pour écouter Léo Ferré. Avec les Têtes Raides, nous avons déjà joué au Déjazet. J’adore cette salle, l’une des plus anciennes de Paris, car elle permet d’avoir une vraie proximité avec le public.
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Dans une interview, vous avez dit que cela faisait 40 ans que vous rêviez de faire la première partie des Têtes Raides ?
Christian Olivier : J’ai dit ça ? En fait, c’est plutôt un clin d’œil. Cela me permet de dire bonsoir deux fois ! L’idée, c’est de passer un moment de partage, d’énergie, d’échanges et de voyages. Nous sommes là pour la beauté de l’art, de la musique. Et d’une manière générale, de l’humain.
Dans votre album solo « Le Ça est le ça » vous avez choisi de rendre hommage à des poètes russes ?
Christian Olivier : Le postulat de départ était d’enregistrer des textes écrits il y a un peu plus d’un siècle et d’en faire des chansons d’aujourd’hui, populaires et accessibles. Au moment où Poutine envoyait ses chars en Ukraine, je trouvais que cela avait une résonance particulière de rendre hommage à des femmes et des hommes qui ont connu la persécution, l’exil et même la mort.
Vous travaillez toujours avec le collectif de graphistes Les Chats Pelés ?
Christian Olivier : Oui. nous avons même un beau projet ensemble.
C’est-à-dire ?
Christian Olivier : Le maire de Blanzy, une commune située à côté de Monceau-les-Mines, met à notre disposition un ancien haras qui va devenir « La maison des Chats Pelés ». Nous allons travailler avec des groupes scolaires, proposer des résidences pour des artistes…
Après 40 ans de carrière, le titre de l’album « Not dead but bien raides »est donc toujours d’actualité ?
Christian Olivier : Tout-à-fait. Avec l’année qui se profile, c’est important de faire d’autres propositions, de montrer qu’un autre chemin est possible. Les chansons ça sert aussi à raconter de belles histoires.
Entretien réalisé par Annie Grandjanin
- Du 15 au 31 janvier 2026, à 20h, au Théâtre Déjazet, 41, Boulevard du Temple, 75003 Paris. Tél.:01.48.87.52.55. Loc. points de vente habituels. www.dejazet.com

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