Toutes les musiques de We Culte/ Marjolaine. Avec Marjolaine, son sixième album solo, Gaëtan Roussel revient à une chanson d’auteur exigeante et sensible qui confirme la place singulière du leader de Louise Attaque dans le paysage de la chanson française. Onze titres inédits, baignés de douceur et de mélancolie où se déploie une écriture mature, poétique et profondément humaine.
Marjolaine : Gaëtan Roussel signe l’un de ses albums les plus aboutis. Un disque lumineux et apaisé.
Après avoir traversé le folk-rock incandescent de Louise Attaque, les expérimentations de Tarmac et plusieurs aventures solitaires, Gaëtan Roussel est de retour avec toujours cette belle énergie solaire, son sens du refrain et cette manière bien à lui de faire vibrer la langue française.
Mais cette fois, Marjolaine révèle un autre visage, plus intériorisé, plus posé qui s’inscrit dans le temps long, celui des disques qui s’écoutent et se réécoutent comme on feuillette un carnet personnel.
Chaque chanson semble extraite d’un journal intime où se mêlent l’absence, les souvenirs, la transmission et l’engagement. Dès le titre éponyme qui ouvre l’album, Gaëtan Roussel installe une atmosphère feutrée, portée par des guitares acoustiques et une écriture au parfum bohème.
Le choix du mot « Marjolaine » découvert par hasard sur un menu de restaurant est à l’image de cette épice douce, rare, apaisante. « Je reste là » s’impose comme l’un des sommets du disque. Portée par une voix légèrement rocailleuse, enregistrée avec une grande précision, la chanson évoque l’absence, la fidélité, ce qui demeure quand tout semble s’éloigner.

L’album progresse ainsi, par petites touches successives. Parmi les grandes réussites, on trouve le tubesque « Passe la vie » et « Souvent j’entends dire » deux titres qui apportent une énergie vive et joyeuse.
« Nos blessures » explore une tension douce, tandis que « Ta part touche » par sa pudeur et sa justesse comme une confidence murmurée, laissant l’auditeur en suspension. Au fil des écoutes et réécoutes, les chansons infusent doucement.
Les duos sont eux aussi parfaitement intégrés. « Lovés » avec Bernard Lavilliers réunit deux générations, deux voix qui se répondent avec évidence. Le titre parle de confiance et de lien profond avec une rare élégance.
À l’autre bout du spectre, le délicat « La suite » avec Solann- l’une des figures montantes de la nouvelle scène française- apporte une lumière nouvelle, presque fragile.
Entouré de Renaud Rebillaud, Marlon et Marceau, trois producteurs issus de générations différentes, Gaëtan Roussel réussit à conjuguer héritage et modernité. Le folk-rock de Louise Attaque est toujours perceptible, mais il se mêle ici à des sonorités digitales plus épurées, légèrement électroniques, sans jamais prendre le pas sur l’écriture.
Pour accompagner la sortie de Marjolaine, Gaëtan Roussel repartira sur les routes à partir de mai 2026. Une tournée qui passera par plusieurs grandes salles, dont le Zénith de Paris le 27 mai 2026, avant une reprise à l’automne. Ces nouvelles chansons pensées dans l’intimité devraient prendre en live une dimension encore plus incarnée.
Avec Marjolaine, Gaëtan Roussel signe l’un de ses albums les plus aboutis. Un disque lumineux et apaisé qui prend son temps. Vous n’y trouverez pas de tubes tapageurs, mais des chansons qui restent, qui accompagnent, qui reviennent. Car la plus grande réussite de Marjolaine c’est de vous donner envie d’y revenir, encore et encore.
Jean-Christophe Mary
Marjolaine (Play Two)
- 01 Marjolaine
- 02 Je reste là
- 03 Passe la vie
- 04 Mes prières
- 05 Mon amour pour toi
- 06 Nos blessures
- 07 Souvent j’entends dire
- 08 Lovés (en duo avec Bernard Lavilliers)
- 09 La suite (en duo avec Solann)
- 10 Tout s’en va
- 11 Ta part





