« Les Nuits Blanches » : un amour fantasmé face au réel

les nuits blanches
"Les Nuits Blanches" racontent la rencontre improbable et fulgurante entre deux êtres que tout oppose (c) Pascal Gely

Spectacle. Adaptée, mise en scène et interprétée par Ronan Rivière. la pièce « Les Nuits Blanches » d’après la nouvelle de Dostoïevski, évoque la rencontre entre un rêveur solitaire et une jeune femme exubérante et fragile (campée par Laura Chetrit). Un face-à-face qui joue sur une large palette d’émotions. Jusqu’au 5 avril 2026, au Lucernaire à Paris.

« Les Nuits Blanches » racontent la rencontre improbable et fulgurante entre deux êtres que tout oppose

Présenté par le Collectif Voix des Plumes, la pièce « Les Nuits Blanches« , d’après la nouvelle de Fiodor Dostoïevski et la traduction d’Ely Halpérine-Kaminskyet Présenté par le Collectif Voix des Plumes, la pièce « Les Nuits Blanches« , d’après la nouvelle de Fiodor Dostoïevski et la traduction d’Ely Halpérine-Kaminskyet raconte la rencontre improbable et fulgurante entre deux êtres que tout oppose.

Adaptateur et metteur en scène, Ronan Rivière interprète également le personnage du rêveur falot et maladroit dont le terne quotidien va soudainement basculer durant 4 nuits d’été à Saint-Pétersbourg. Alors qu’il balade sa solitude autour d’un abri bus, il entend une femme pleurer. Il s’agit de Nastenka, guettant l’arrivée d »un étudiant qui lui avait promis de l’épouser.



La comédienne Laura Chetrit incarne cette fille exubérante et fragile, aussi prompte à faire des projets qu’à céder au plus profond désespoir. Alors que le jeune homme propose de la raccompagner et de la retrouver le lendemain, elle hésite puis acquiesce en posant deux conditions: « votre entière discrétion et que vous ne tombiez pas amoureux de moi ».

Le lendemain, il revient endimanché avec un bouquet de fleurs qu’elle jette négligemment sur un banc. Entre rires et larmes, elle évoque sa vie auprès de sa grand-mère, le locataire dont elle est tombée amoureuse… Tandis que lui, attentif et réconfortant, transporté par les promesses de cette rencontre, propose même de devenir le messager d’une lettre destinée à l’absent. Un absent dont le retour va bouleverser cette ébauche de tendre complicité.

Un face-à-face qui mêle en permanence allégresse et désillusion, moments comiques et propos piquants, notamment lorsqu’elle confesse, avec une cruelle légèreté, son regret qu’il ne soit pas l’autre.

Outre la beauté du texte de cette œuvre de jeunesse de Dostoïevski, le talent des comédiens, la scénographie inventive d’Antoine Milian et la modernité de l’adaptation de Ronan Rivière, on est touché par cette histoire d’amour fantasmé.

Et puis il y a la musique de Sergueï Rachmaninov, interprétée au piano par Olivier Mazal…

Annie Grandjanin

  • « Les Nuits Blanches » : Jusqu’au 5 avril 2026, du mercredi au samedi à 21h, le dimanche à 17h30, auLucernaire, 53, rue Notre-Dame des Champs, 75006 Paris. Tél.:01.45.44.57.34.

Image de Annie Grandjanin

Annie Grandjanin