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Christophe Airaud présente l'exposition "SOS" à la Galerie "La Places des Photographes " à Arles jusqu'au 29 juillet. Photo Christophe Airaud

Photos. Après “Disparition” à la Galerie Rastoll à Paris, Christophe Airaud présente “SOS” à la Galerie d’art “La Place des Photographes” à Arles. Une exposition mettant en lumière 24 photographies voyageuses rapportées de ses séjours aux Îles Canaries, en Irlande et en Camargue, organisée dans le cadre des rencontres estivales d’“Arles Contemporain”. A voir jusqu’au 29 juillet. 

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Christophe Airaud, Lanzarote. Photo AVallat

Les photos de Christophe Airaud sont fortes, poétiques et parfois mystérieuses. Ce que résume ce “SOS”, appel de détresse inscrit en lettres rouges sur un vieil Algeco rouillé, abandonné sur une plage de Lanzarote, face à l’Atlantique. Une exposition à voir à la galerie “La Place des Photographes” à Arles jusqu’au 29 juillet

Entre Arles et la photographie, c’est une véritable histoire d’amour. Après l’annulation de la 51ème édition des célèbres “Rencontres de la photographie” pour cause de pandémie de coronavirus, certaines galeries de la ville, regroupées au sein du réseau “Arles Contemporain”, ont souhaité offrir un choix d’expositions de photos durant l’été, dans le respect des règles sanitaires.

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“Sueño”, ombre d’un taureau dans une flaque. Photo Christophe Airaud

Plus de 60 lieux rythment ainsi la saison culturelle estivale au cœur de la cité des Bouches-du-Rhône, qui n’entend pas mettre l’art en sourdine. Parmi eux, “La Place des photographes” est certainement l’un des plus riches espaces de rencontres et d’échanges artistiques, favorisant les découvertes photographiques.

Depuis début juillet on peut y découvrir “SOS”, une exposition mettant en lumière le travail de Christophe Airaud. Journaliste et photographe, il y expose une série de 24 photographies voyageuses en couleur, rapportées de ses séjours aux Îles Canaries, en Irlande et en Camargue. Des clichés capturés entre 2018 et 2020 qui ressemblent à un “roman-photo documentaire sans véritable récit, plutôt des traces relevées par un géomètre de la catastrophe à venir” confie Christophe Airaud.

christophe airaud exposition "sos"
Enfant échoué sur la lave séchée. Photo Christophe Airaud

Des photos qui “révèlent cicatrices, stigmates et plaies sur lave, argile ou sable”. Ce que résume ce “SOS”, appel de détresse inscrit en lettres rouges sur un vieil Algeco rouillé, abandonné sur une plage de Lanzarote, face à l’Atlantique. Un enfant échoué sur la lave séchée (“Lost 2”), l’ombre d’un taureau dans une flaque (“Sueño”), une madone défigurée (“Miséricorde”)… les images de Christophe Airaud sont fortes, poétiques et parfois mystérieuses.

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“La vie d’en face N°54”. Photo Christophe Airaud

Telle “La vie d’en face N°54 “, “maison emmurée pour une raison énigmatique” raconte le photographe : “C’est une façade, du moins, les vestiges d’une façade, le fantôme d’une maison. Proche de l’Eglise San Gines, Arrecife, Lanzarote, île des Canaries. Une famille a dû y habiter. Quand sont-ils partis ? Y ont-ils vécu heureux ? Pourquoi cette façade aveugle, bouche cousue, sans fenêtre ni porte ? Peut-être un meurtre, un besoin d’emmurer des souvenirs ? Ou bien la façade est-elle devenue la toile d’un peintre ? Allez savoir… Allez voir ! “. Jusqu’au 29 juillet, Galerie “La Place des Photographes” à Arles.

Texte Victor Hache

 

 

 

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