« Aline » : quand Valérie Lemercier s’empare du mythe Céline Dion

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"Aline" : Une comédie très réussie de Valérie Lemercier qui signe un objet cinématographique singulier : un faux biopic inspiré de la vie de Céline Dion. Photo affiche du film.

Télé. Avec Aline, Valérie Lemercier signe un objet cinématographique singulier : un faux biopic inspiré de la vie de Céline Dion, où l’admiration se mêle à une ironie tendre. En racontant l’ascension d’Aline Dieu, chanteuse québécoise fictive devenue star mondiale, la réalisatrice s’offre une liberté totale. NOTRE AVIS *** : Une comédie très réussie librement inspirée de la vie de Céline Dion, entre conte populaire et hommage décalé à une icône de la chanson, le film joue avec le mythe sans jamais perdre de vue l’émotion qui accompagne les grandes destinées. A voir dimanche 8 mars 2026 sur TFX -21:10.

« Aline » : hommage décalé à une icône de la chanson, le film joue avec le mythe Céline Dion sans jamais perdre de vue l’émotion qui accompagne les grandes destinées

Quand Valérie Lemercier décide de s’attaquer à un film inspiré de la vie de Céline Dion, le pari paraît risqué. Comment raconter l’histoire d’une des chanteuses les plus célèbres au monde sans tomber dans l’hommage solennel ou la caricature facile ? Avec Aline, la réalisatrice choisit une troisième voie : celle du faux biopic, à la fois tendre, irrévérencieux et profondément romanesque.

Une légende populaire revisitée

Dans le film, Céline Dion n’existe pas. Elle devient Aline Dieu, une petite fille québécoise née dans une famille nombreuse et modeste. Très tôt, sa voix impressionne. Un producteur découvre la jeune chanteuse, tombe sous le charme de son talent, et va consacrer sa vie à faire d’elle une star internationale.

Les parallèles avec la vraie vie de Céline Dion sont évidents, mais Lemercier s’autorise toutes les libertés. Les noms changent, certains événements sont transformés, d’autres amplifiés. Ce décalage est essentiel : il permet au film de s’affranchir du biopic traditionnel pour devenir une véritable comédie.

L’admiration derrière l’humour

Ce qui frappe dans Aline, c’est l’équilibre entre fascination et dérision. Lemercier s’amuse avec certains clichés entourant la star québécoise – la ferveur familiale, l’histoire d’amour avec le manager plus âgé, l’extraordinaire machine médiatique – mais jamais avec méchanceté.

On sent chez la réalisatrice une affection sincère pour son modèle. Le film n’attaque pas Céline Dion ; il célèbre plutôt le caractère presque mythologique de son destin. Une petite fille issue d’une famille modeste qui finit par chanter devant des salles immenses : difficile de rêver meilleure matière pour une fable moderne.



Une performance audacieuse

L’autre singularité du film tient à son dispositif : Valérie Lemercier incarne Aline à tous les âges, de l’enfance à la maturité. Grâce à des effets visuels et à une mise en scène très stylisée, l’actrice joue aussi bien la petite fille timide que la diva internationale.

Ce choix peut surprendre, mais il renforce le ton du film. On comprend vite que Aline ne cherche pas l’illusion parfaite : il revendique une dimension de conte, presque théâtrale.

Un biopic pas comme les autres

En s’emparant librement de l’histoire de Céline Dion, Valérie Lemercier a signé une œuvre atypique dans le paysage du cinéma français. Ni satire, ni documentaire, Aline est avant tout une comédie sentimentale sur la naissance d’une star.

Le résultat est souvent drôle, parfois émouvant, et toujours singulier. Derrière les clins d’œil et les situations burlesques, le film raconte aussi la force d’un rêve et la relation fusionnelle entre une artiste et celui qui croit en elle.

Un film qui, comme la chanteuse qui l’a inspiré, ne ressemble finalement à aucun autre.

📺 Les téléspectateurs pourront le (re)découvrir lors de sa diffusion sur TFX dimanche 8 mars 2026. Une occasion idéale de savourer cette fantaisie cinématographique qui transforme une vie bien réelle en véritable légende de cinéma.

Jane Hoffmann

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