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Arielle Dombasle et Nicolas Ker reviennent avec l'album "Empire" © Charlélie Marangé

Musique. Trois ans près “La Rivière Atlantique”, l’actrice-chanteuse Arielle Dombasle et Nicolas Ker, chanteur du groupe Poni Hoax, reviennent avec “Empire”. Un album rock-électro insolite à l’univers onirique empreint d’un romantisme noir.

Arielle Dombasle et Nicolas Ker se sont trouvés depuis quelques années une même passion pour la musique, qui les réunit épisodiquement. Aujourd’hui, le duo ne se quitterait pas pour un empire, soudé par un registre parfois crépusculaire où plane l’ombre de Nick Cave

arielle dombasle et nicolas Ker album EmpireQue peut-t-il y avoir de commun entre une diva Electra et un rocker underground ? Apparemment rien, et pourtant Arielle Dombasle et Nicolas Ker se sont trouvés depuis quelques années une même passion pour la musique, qui les réunit épisodiquement. Le leader du groupe de rock électronique Poni Hoax a ainsi composé pour Arielle “La Rivière Atlantique” (2017), son neuvième album. Nicolas Ker, a également joué dans “Alien Crystal Palace” (2018), film réalisé par Arielle, dont il signe la B.O.

Le duo électrique revient avec “Empire”, où l’on retrouve la voix de l’actrice et chanteuse, qui depuis “Liberta” (2000) n’a pas cessé d’explorer différents styles. Tour à tour, chanteuse pop lyrique, déesse techno, interprète de standards de jazz ou diva latina, Arielle Dombasle, sirène toujours aussi singulière et mystérieuse, va au gré des courants, portée par son instinct qui lui dicte de ne jamais se prendre au sérieux.

L’album “Empire” nous plonge dans des ambiances rock aux accents électro, dans lesquelles Arielle Dombasle se sent de plus en plus à l’aise, depuis sa collaboration avec les délurés et talentueux Philippe Katerine et Gonzales qui lui composèrent le disque “Glamour à mort” (2009).

Une manière pour la céleste Arielle de continuer avec une belle liberté de s’affranchir de tout conformisme artistique. Elle est ainsi plus que jamais inclassable, capable de jouer dans la série Miami Vice (“Deux flics à Miami”) ou dans les longs métrages d’Éric Rohmer, de passer d’“Astérix et Obelix” au film La Possibilité d’une île” réalisé par Michel Houellebecq, de se produire dénudée au Crazy Horse ou de blaguer au micro des “Grosses Têtes”, pour sourire à la vie.

Une extraterrestre qui ne pouvait que séduire Nicolas Ker à qui Arielle avait demandé de lui écrire un disque à la suite de leur première rencontre, baptisé “La Rivière Atlantique”. Un opus “océanique” confie-t-elle : “Il s’agissait de prolonger l’idée de Debussy avec un concept de départ s’inspirant de la cathédrale engloutie”.

Aujourd’hui, ils ne se quitteraient pas pour un empire, soudé par un registre parfois crépusculaire où plane l’ombre de Nick Cave, emmené par les singles “Just Come Back Alive” et “Humble Guy”. Leur album “Empire”, s’accompagne d’un nom teinté de mystère, dans lequel on ne verra pas une quelconque volonté de domination du monde: “Un titre qui s’inscrit dans la vision de Philippe K.Dick, lui qui pensait que la matière est une prison. Nous vivons dans un pénitencier. Déjà, celui de notre corps. C’est donc aussi ça l’Empire : le lieu où force et forme se dégradent et se rompent” avance Nicolas Ker. Un disque insolite aux climats étranges, composé de 12 morceaux éclectiques, formant un ensemble kaléidoscopique, où chacun pourra puiser selon sa sensibilité.

Entre rock underground, ballades élisabéthaines, électro fantomatique ou dansante, Dombasle et Ker inventent un univers sonore onirique majoritairement interprété en anglais, où l’on croise l’héroïne Shakespearienne Desdémone, le palais d’une reine vierge, un océan blessé ou encore un “Grand hôtel”, seule chanson en français.

Arielle Dombasle et Nicolas Ker mêlent leurs voix dans des atmosphères assez sombres. Un répertoire créatif, cérébral, qui au final contraste avec la fantasque et lumineuse Arielle qui ne manque pas de surprendre ici, habillée de tout ce romantisme noir.

Texte Victor Hache

Album “Empire” par Arielle Dombasle & Nicolas KerBarclay/Universal. Concert le 17 septembre à La Maroquinerie: 23 rue Boyer 75020 Paris.

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