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L'intérieur de la Bourse de Commerce-Pinault avec le cylindre en béton créé par l'architecte japonais Tadao Ando. Photo P.Tourneboeuf

Art contemporain. A partir du 22 mai, la Bourse de Commerce-Pinault va ouvrir ses portes. Un nouveau centre d’art en plein cœur de Paris, qui accueillera l’importante collection d’art contemporain du milliardaire français, dont les œuvres étaient présentées jusqu’ici dans ses deux premiers musées ouverts il y a quinze ans à Venise : le Palazzo Grassi et la Pointe de la douane. 


Baigné de lumière grâce à une vaste verrière en coupole, l’intérieur de la Bourse de Commerce-Pinault a été doté d’un cylindre de béton brut d’un diamètre de 29 mètres imaginé par l’architecte japonais Tadao Ando, favorisant ainsi la rencontre entre la création contemporaine et l’histoire du lieu


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L’intérieur de la Bourse de Commerce-Pinault avec le cylindre en béton créé par l’architecte japonais Tadao Ando. Photo P.Tourneboeuf

C’est un rêve de longue date qui se réalise aujourd’hui pour François Pinault. Après l’ouverture il y a une quinzaine d’années de ses deux premiers musées à Venise, le Palazzo Grassi et la Pointe de la douane, le milliardaire français François Pinault va inaugurer samedi 22 mai, une nouvelle institution culturelle dans l’ancienne Bourse de Commerce en plein cœur de Paris.

Retardé en raison de la crise sanitaire, ce nouveau musée accueillera l’importante collection d’art contemporain de l’homme d’affaire qui a fait fortune dans le luxe, estimée à 10 000 œuvres des années 1960 à nos jours, de 380 artistes. Peinture, sculpture, photographie, vidéos, installations… tous les genres seront présentés dans les 6800 M2 de cet espace modulable réaménagé par l’architecte japonais Tadao Ando.



Ce bâtiment de forme circulaire, qui fut d’abord une halle au blé, a abrité à partir de 1889 la Bourse de commerce de Paris. Baigné de lumière grâce à une vaste verrière en coupole, l’intérieur entièrement restauré a été doté d’un cylindre de béton brut d’un diamètre de 29 mètres, favorisant ainsi la rencontre entre la création contemporaine et l’histoire du lieu.

32 artistes seront exposés dès samedi, dont les œuvres ironiques en vitrine du plasticien Bertrand Lavier sur la société contemporaine, les pigeons de l’Italien Maurizio Cattelan, les chaises abandonnées de la Franco-italienne Tatiana Trouvé, ou encore une souris sortant de son trou, du Britannique Ryan Gander… Au milieu du musée, le Suisse Urs Fischer a installé la réplique en cire d’une sculpture florentine de l’enlèvement des Sabines de Giambologna, qui se consumera en continu, afin de marquer la vanité, la fuite des choses et l’idée de destruction créatrice.



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L’extérieur de la Bourse de Commerce-Pinault

L’occasion pour le public de se familiariser avec la création contemporaine, qui parfois peut surprendre : « J’ai souhaité qu’on attache une importance toute particulière au travail de médiation de façon à ce qu’aucun visiteur ne reste déconcerté » indique l’ancien ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon, directeur général de Pinault Collection, qui a prévu pour cela des médiateurs en poste fixe et disponibles pour les groupes. Un ensemble auquel s’ajoute de nombreux équipements : un auditorium, une librairie et un restaurant situé au 3e étage, baptisé «La halle aux grains» des chefs aveyronnais Michel et Sébastien Bras.

Victor Hache (avec Afp)

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