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Gregory Porter revient avec l'album "All Rise". Photo Universal/Blue Note

Musique. Gregory Porter s’est imposé comme l’un des plus prestigieux chanteurs de jazz-soul. Trois ans après “Nat “King” Cole & Me”, l’artiste américain revient avec le groovy “All Rise”. Un album refuge qui fait un bien fou dans notre monde masqué, où l’on retrouve sa voix ample et caressante qui agit comme un baume. De quoi patienter en douceur avant son retour sur scène le 24 novembre à La Seine Musicale .

Cela aurait été dommage de passer à côté du nouvel album de Gregory Porter. Repoussé pour cause de confinement du 17 avril au 28 août, “All Rise” son 6ème opus paru chez Blue Note, arrive à point nommé pour oublier notre monde masqué. On y retrouve la voix ample et caressante du chanteur américain qui nous emmène vers des horizons solaires puisant dans les racines jazz-soul et gospel.

Un univers enveloppant qui fait un bien fou, porté par le single aux contours rétros “Revival”. Un morceau percutant accompagné de claquements de mains, de cuivres et de chœurs, qui donne aussitôt envie de danser. Un titre purement gospel plein de swing où Gregory Porter chante sa foi et son espoir en l’avenir: “Oui, vous pourriez dire que j’y suis allé fort” confie-t-il : “Pour moi, c’est le message d’arriver dans cette vie avec des peurs et des doutes sur soi, et le moment où vous vous accrochez à quelque chose que vous savez être vrai…”. La sincérité, c’est justement ce que l’on ressent dans le timbre de Gregory Porter, qui nous offre de magnifiques moments d’émotion.

Né à Sacramento (Californie), il a été influencé par des artistes de soul comme Marvin Gaye ou de jazz comme Nat King Cole. Après “Water” (2010) et “Be Good” (2012), ses deux premiers disques, il a sorti “Liquid Spirit” (2013). Un album qui lui vaudra une reconnaissance internationale aux Etats-Unis et en Europe et un Grammy Award du meilleur album de jazz vocal. Trois ans plus tard, il récidive avec la parution en 2016 de “Take me to the Alley”, également couronné d’un Grammy, suivi en 2017 de l’album au succès critique et populaire “Nat “King” Cole & Me”. Un chemin semé d’étoiles devant lequel il reste humble : “J’ai été apaisé par ma voix étant enfant, et je crois que c’est la même chose que les autres en tirent. J’essaie de me guérir avec ces chansons”.

A 48 ans, l’artiste américain a derrière lui de nombreuses expériences. Chanteur et acteur, il d’abord commencé par le théâtre, avant de se consacrer à la musique en 2010. Dix ans d’une carrière exceptionnelle où il s’est produit sur les scènes les plus prestigieuses, telle la mythique “Pyramid” au festival de Glastonbury en Grande-Bretagne. Il a chanté pour la reine d’Angleterre, a joué dans des grandes séries télévisées. Il a également présenté sa propre émission “Gregory Porters’ popular voices” sur BBC Four et a créé son podcast, où il invite les plus grands artistes (Annie Lennox, Jeff Goldblum…) à s’exprimer. Un beau parcours pour Gregory Porter qu’on a hâte de retrouver en concert, pour se sentir revivre grâce à sa voix de velours qui agit comme un baume.

Texte Victor Hache

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