pauline de tarragon du groupe pi ja ma

#Musique. Le groupe Pi Ja Ma emmené par la jeune chanteuse Pauline de Tarragon et son complice multi-instrumentiste Axel Concato sort «Nice to meet u». Un premier album à la pop rétro-futuriste inspirée des 60’s, aux ambiances très colorées, que le binôme va dévoiler à la Maroquinerie le 5 Février.

La joyeuse et dansante pop de Pi Ja Ma remonte le moral en un clin d’œil grâce à un univers vintage et moderne à la fois inspiré des 60’s

C’est frais, cool, dansant et vraiment éclatant. En ces temps de morosité ambiante, la joyeuse pop rétro-futuriste du jeune groupe Pi Ja Ma, remonte le moral en un clin d’œil grâce à un univers vintage et moderne à la fois inspiré des 60’s, fait de légèreté et d’ambiances très colorées. Derrière le nom de scène cocooning de Pi Ja Ma, il y a la chanteuse Pauline de  Tarragon, 22 ans, et son complice multi-instrumentiste Axel Concato, à  l’origine de la plupart des compositions du groupe. On avait déjà remarqué le binôme il y a deux ans au Chantier des Francos de La Rochelle. Ils reviennent cette fois avec leur premier album “Nice to meet u” et une collection de titres («Radio Girl », «Ponytail», «By The River”, “Familiy”…) aux mélodies délicates et entraînantes.

Née à Avignon, Pauline s’est d’abord intéressée au dessin avant de se lancer dans la musique.  Son rêve était de devenir illustratrice, ce qu’elle est devenue, en signant le livre de jeunesse «Le cri de Zabou». Sur son Instagram elle poste des BD, fait des animations, et même quand elle est en répétition, Pauline continue de dessiner entre deux morceaux : «J’ai toujours dessiné, après je me suis spécialisée dans l’illustration surtout de livres pour enfants. C’est vital pour moi » confie-t-elle. «La musique prend beaucoup de place, mais il n’y pas une journée où je ne dessine pas. Par contre il y a des jours, où je ne chante pas.»

Entre fantaisie musicale et vision poétique teintée de rêverie enfantine et d’humour, les chansons de Pi Ja Ma ont le goût de la liberté et de l’insouciance. Ex-candidate de l’émission Nouvelle Star 2014, Pauline garde un souvenir plutôt mitigé de son expérience du télé-crochet: «Ce n’était pas trop ma personnalité. J’étais très jeune, je découvrais ce milieu et la musique, comment chanter et ce à quoi je voulais ressembler. Du coup, ça été assez déstabilisant. J’aurais préféré le faire plus tard  mais peut-être qu’après je ne l’aurais pas fait du tout. C’est drôle de faire ça quand on est ado

La chanteuse a fait du chemin depuis et a trouvé sa voie aujourd’hui avec Pi Ja Ma, trublion d’une pop que le groupe revisite avec talent et intelligence. Comment est-elle passée du dessin à la musique ? : “Cela s’est fait naturellement et instinctivement. Quand il m’arrive de penser que j’ai fait un album, c’est encore un peu le syndrome de l’imposteur par rapport au dessin qui est quelque chose de plus normal pour moi» sourit-elle. « Souvent, quand je pense à ce que je voulais faire, ça m’étonne toujours d’avoir réussi à faire de la musique. Ce n’était vraiment pas dans mes plans. Et maintenant que c’est là, je suis contente ! (rires).”

Une réussite qui doit beaucoup à sa complicité avec Axel Concato : « C’est la première fois que je fais un projet de musique. Je n’avais pas envie de l’appeler de mon vrai nom. Je voulais que Pi Ja Ma soit une sorte de personnage, et qu’on comprenne bien que je ne fais pas les choses toute seule, mais avec Axel. On rigole beaucoup, on passe du bon temps ensemble, on fait des blagues au second degré. On voulait que cela se ressente dans le projet parce que dans la vie on ne se prend pas trop au sérieux tous les deux, même si c’est un projet très sérieux au niveau de la musique. On est en communion sur plein de choses, on écoute les mêmes trucs, on a des opinions assez semblables. Dans la musique, il est plus perfectionniste que moi qui suis plus je-m’en-foutiste! (rires). On se complète bien.»

Si Pauline passe son temps à dessiner et à chanter, elle a beaucoup appris en écoutant des groupes de rock dans sa chambre, à l’image des Doors ou de Jefferson Airplane : « Ado, je n’écoutais que des voix de garçon qui osent plus chanter de façon brute, que les filles. A part Nico et Patti Smith, il n’y avait pas vraiment de filles qui chantaient du rock. Du coup, j’écoutais plus la voix de Jim Morrison, de Mick Jagger, des mecs que je trouvais beaucoup plus libres. Ayant envie moi-même d’être libre, je m’inspirais plus de ces univers. Maintenant, je m’intéresse aux voix de filles. Cette année, j’ai beaucoup écouté les albums de Halo Maud et de Grand Veymont. J’ai mis du temps à comprendre la musique de Björk, mais aujourd’hui je l’écoute. Je trouve son premier album vraiment inspirant. Elle a ce côté hyper libre que j’aime bien. ».

Pour communiquer autour du groupe, la chanteuse s’est inventé tout un petit monde. Tel le «Pi Ja Ma show», série de vidéos réalisées par Pauline prises au saut du lit, très regardées sur les réseaux sociaux. Au fait, pourquoi ce nom improbable Pi Ja Ma ?: «C’est un pseudo pour montrer que ce n’est pas vraiment une personne qui existe. C’est une espèce de concept. Pi Ja Ma, c’est une fille qui passe son temps à s’amuser, et qui n’aime pas trop  les contrariétés et les responsabilités. C’est quelqu’un qui aime dormir. Quand elle se réveille elle fait de la musique ou du dessin, après c’est la fête et elle va se recoucher. Le Pyjama c’est le truc le plus confortable du monde que tu mets quand tu vas te coucher et qu’il n’y plus rien qui compte à part s’endormir. Et c’est lié au monde de l’enfance. C’est cool.» Un univers pop au naturel spontané et plein de fraîcheur auquel on est vite accro. A découvrir à la Maroquinerie à Paris, où le groupe sera le 5 Février.

Album «Nice to meet u», Label Cinq/7. Concert, 5 Février à La Maroquinerie, 23 rue Boyer Paris 20ème 

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