renaud les mômes et les enfants d'abord
La pochette du nouvel album de Renaud dessinée par Zep le créateur de Titeuf.

MUSIQUE. Exit Mister Renard, Renaud revient avec “Les mômes et les enfants d’abord”. Un album émouvant teinté de poésie et d’humour dans lequel il plonge dans le monde de l’enfance, un registre qui plaira aussi aux adultes !

On le sait, Renaud n’a plus de voix ou presque. Mais dans sa gorge roulent un torrent de tendresse et des mots pleins de poésie qui vont droit au cœur. En cette période de fêtes de fin d’année, il a mis Mister Renard au rancart et revient avec l’émouvant “Les mômes et les enfants d’abord”

renaud vu par zepOn le sait, Renaud n’a plus de voix ou presque. Mais dans sa gorge roulent un torrent de tendresse et des mots pleins de poésie qui vont droit au cœur. En cette période de fêtes de fin d’année, il a mis Mister Renard au rancart et revient avec “Les mômes et les enfants d’abord”. Un album teinté de nostalgie sur le thème de l’enfance, source d’un répertoire de 12 chansons, où  l’auteur de “Mistral Gagnant” se remémore ses jeunes années : “Cela fait bien vingt ans que j’avais envie d’un album inspiré par l’enfance” dit-il “mais je n’avais pas la forme, l’enthousiasme, le feeling. Pourtant, quand j’ai vu le nombre d’enfants présents lors de ma dernière tournée, je me suis dit qu’il fallait que je m’y mette”.

Renaud n’avait pas écrit une ligne depuis son précédent album à succès “Toujours debout ” en 2016. S’il a perdu le sourire, il a gardé une âme d’enfant et d’écolier qui adore faire des “fôtes” d’orthographe. On se régale ainsi à l’écoute du morceau qui ouvre le disque “Les animals” où il s’amuse à passer en revue les animaux qu’il aime, comme les “chevals”, les “chouettes” et les “z’hiboux”. Des chansons, qui malgré leur apparence enfantine, s’adressent à tout le monde, souvent émaillées de gentils gros mots, qui feront sourire les petits et les grands : “Détrompez-vous public chéri, ces chansons ne sont pas toutes pour les marmots ! C’est sûr, je chante l’enfance et la mienne en preum’s, mais, y’pas mal de gros mots partout et c’est pas toujours poli-poli, quoique si quand même, ça arrive (…) Alors maintenant que vous z’êtes préviendus, allez pas porter plainte pour gromophilie. Ce serait digoulasse…”, sourit le chanteur de “Dès que le vent soufflera, je repartira”.

Des chansons qui empruntent au registre de l’enfance où Renaud dans “On va pas s’laisser pourrir” met en garde les gamins auxquels les grands au collège proposent de fumer du cannabis ou de boire une bière. Des mots qui sentent le vécu, lui-même ayant longtemps noyé sa peine dans l’alcool : “Poch’tronner, ça vous allume (…) J’connais un pote chanteur/Qu’a paumé dix ans d’sa vie/Dix ans d’errance, de malheur/Dépression, hypocondrie” chante-t-il .

Il y a des titres mêlés d’humour comme “Pinpon”, évoquant un “pompier astiqueur” de camion qui rencontre “une dame qu’avait le feu au fion/lui déclara sa flamme”, qui rappellera la coquine “Fernande” de Brassens. Dans “L.O.L.I.T.A”, il déclare une nouvelle fois son amour à sa fille. On trouve également des envies de coups de gueule dans “Y z’ont mis l’feu à l’école” et des vers où il se moque de son côté ronchon (“J’aime rien”). De son enfance, il se souvient aussi des spectacles de Guignol et des marionnettes qui faisaient sa joie au Parc Montsouris à Paris, de la cour d’école et de l’heure de la récré “c’est byzance !”. Un album émouvant accompagné d’un livret illustré par Zep, le créateur de Titeuf, que l’on glissera sous le sapin avec plaisir.

Texte: Victor Hache

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Laissez un commentaires
Merci d'entrer votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.