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Steve McQueen dans "Nevada Smith" de Henry Hathaway

Adapté du roman “The Carpetbaggers”, “Nevada Smith”- film réalisé en 1965 rarement diffusé à la télévision, raconte l’histoire du jeune Max Sand, dont les parents ont été sauvagement assassinés par trois hors-la-loi. Il part à leur recherche pour se venger…Un rôle taillé sur mesure pour Steve McQueen, fascinant de douleur et de détermination dans ce western qui sera l’un des derniers grands films (avant “True Grit” avec John Wayne) du cinéaste américain Henry Hathaway. 

Réalisé en 1965 par Henry Hathaway, “Nevada Smith” raconte la quête d’un jeune orphelin, Max Sand, parti à la recherche des assassins de ses parents, dans l’Ouest puis le Sud des Etats-Unis. Après les avoir enterrés, il veut les venger mais il lui faudra apprendre la vie…

“Nevada Smith” est tiré d’un énorme roman américain de Harold Robbins “The Carpetbaggers”, du nom des émigrés allant dans l’Ouest avec pour seuls bagages de grands sacs en tapisserie. Le film réalisé en 1965 par Henry Hathaway raconte la quête d’un jeune orphelin, Max Sand, parti à la recherche des assassins de ses parents, dans l’Ouest puis le Sud des Etats-Unis. Son père est blanc, chercheur d’or, sa mère indienne de la tribu des Kiowas. Ils sont massacrés par trois hors-la-loi. Le jeune Max Sand découvre les cadavres mutilés dans leur maison. Après les avoir enterrés, il veut les venger mais il lui faudra apprendre la vie. Dans l’Ouest américain du 19ème siècle la vie était synonyme de violence. Sa rencontre avec un armurier ambulant, Jonas Cord (Brian keith) sera bénéfique; il va lui enseigner le tir au pistolet et comment se comporter en homme. Dorénavant, il s’appellera Nevada Smith.

Dans le roman, Max Sand a 16 ans lors de l’assassinat de ses parents. Le script du film a été construit pour Steve McQeen, qui en avait 35. Les scènes de tournage, pour beaucoup en extérieurs, ont eu lieu dans l’Inyo National Forest, la Owens Valley et la partie Est de la Sierra Nevada. Pour l’anecdote, la scène de la bagarre avec Martin Landau – premier des criminels retrouvés – a bien été tournée dans une étable mais une partie du bétail avait enfoncé la palissade, forçant Steve McQueen à se sauver pour se protéger. Le réalisateur gardera les images de l’incident, au montage.

Cherchant le deuxième criminel, qui est au bagne en Louisiane, Nevada Smith commet un délit pour être emprisonné avec lui. Il s’en fait un ami afin de pouvoir s’enfuir ensemble. Les scènes du bagne et de la vie des bagnards sont saisissantes, toutes tournées dans les marécages. Mais Nevada Smith ira-t-il jusqu’au bout de sa vengeance ?

Les westerns nous ont souvent beaucoup appris de l’histoire des Etats-Unis. De D.W Griffith (“Naissance d’une nation”), John Ford (“Le convoi des braves“, “La prisonnière du désert “…) à Anthony Mann (“L’Appât”, “Winchester 73”…), tous ont décrit la vie de ces migrants avec une exactitude sociologique et un art de la mise en scène cinématographique qui ont fait de leur films des chefs-d’œuvre. C’est toujours l’épopée des hommes qui est racontée, ceux qui ont quitté la côte Est des Etats-Unis après que leurs parents ou grands-parents aient fui l’Europe. Ils étaient pauvres, certains même misérables. Des films qui se réfèrent souvent à la religion, car ils venaient tous de pays dont les lois étaient basées sur l’Ancien testament, la Bible étant le seul livre qu’ils emportaient dans leurs bagages. L’Amérique était alors leur “terre promise”. Un pays si vaste qu’il fallait plus de deux mois en chariot pour le traverser de l’Atlantique au Pacifique où dangers et mauvaises rencontres n’étaient pas rares, comme on le verra ce soir avec le jeune métis indien Nevada Smith, prêt à tout pour venger ses parents.

Texte Jane Hoffmann

A voir “Nevada Smith” avec Steve McQueen, Karl Malden, Brian Keith. Lundi 27 avril sur C8 – 21:20

steve mc queenSteve McQueen, la bio

Terence Steven McQueen, son véritable nom, est né le 24 mars 1930 dans l’Indiana, Etats-Unis. Abandonné par ses parents, il s’engagera en 1947 dans la marine marchande puis dans la marine militaire. En 1952, il entre à l’Actors Studio, célèbre école de théâtre où ont étudié James Dean, Paul Newman, Montgomery Clift… Après quelques pièces jouées à Broadway, il tourne sous la direction de Robert Wise son premier film “Marqué par la haine” en 1956, puis, grâce à son rôle de justicier chasseur de prime, il deviendra une vedette consacrée à Hollywood dans la série télévisée “Au nom de la loi”. Il se déplacera même à Paris lors de la vente aux enchères de son fusil à canon scié, star de la série.

A partir de 1959 il est un acteur qui compte. Il possède un jeu moderne, est taciturne et se bagarre beaucoup. Sa silhouette élégante lui permet tous les rôles, en jeans et bottes de westerns, costume/chemise ou tee-shirt, déjà ! Il incarne ce qui nous fascinait dans l’Amérique : un rebelle séduisant, décontracté, charismatique. Un acteur dont la filmographie n’a pas vieilli: “les 7 Mercenaires”, “La Grande évasion”, “Bullitt”, “Papillon”, “L’Affaire Thomas Crown”, “Le Guet-apens”, “Le Mans”Les légendes ne meurent jamais.

 

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