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En 2019, Solidays avait rassemblé 228 000 festivaliers (c) AFP

Printemps de Bourges, Hellfest, Solidays, Lollapalooza… les festivals sont directement impactés par la crise sanitaire et la pandémie de Covid-19, obligés d’annuler leurs éditions, les uns après les autres. Une situation aux conséquences économiques très lourdes pour les rassemblements de musiques actuelles.  

Pour la plupart des festivals, 2020 restera comme une année noire. Victimes collatérales du Covid-19, ils sont de plus en plus nombreux à annuler leur édition. Un tsunami prévisible depuis le confinement et l’interdiction de rassemblement de plus de cent personnes liée au coronavirus, décidée par le gouvernement

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La 44ème édition du Printemps de Bourges a été annulée © Pierrick DELOBELLE

Une situation catastrophique aux conséquences économiques très lourdes. Pour la plupart des festivals, 2020 restera comme une année noire. Victimes collatérales du Covid-19, ils sont de plus en plus nombreux à annuler leur édition. Un tsunami prévisible depuis le confinement et l’interdiction de rassemblement de plus de cent personnes liée au coronavirus, décidée par le gouvernement. Premier festival à être touché, le Printemps de Bourges prévu fin avril, a été contraint de jeter l’éponge dès le 13 mars, même chose pour le festival de metal Hellfest qui a dû annuler sa 15ème édition, laquelle devait se tenir à Clisson près de Nantes, du 19 au 21 juin.

Et la liste s’allonge. A l’image de Solidays, organisé par Solidarité Sida, qui vient d’annoncer l’annulation de son édition prévue du 19 au 21 juin à l’hippodrome de Longchamp (Paris). Une décision vécue comme un crève-cœur par les organisateurs : ” Nous avions pensé reporter à septembre, mais il y aurait encore trop d’incertitudes, a expliqué Luc Barruet, directeur-fondateur de l’association Solidarité Sida et de Solidays. Nous sommes obligés d’annuler. Plus de 65% de la billetterie était déjà vendue et nous étions bien partis pour battre le record d’affluence de l’année dernière de 228.000 spectateurs à l’hippodrome de Longchamp”. Résultat, le festival estime à plus de 3 millions d’euros qui vont manquer à Solidarité Sida. Une somme qui permet des programmes d’aides aux malades soutenus par près de 80 associations partenaires dans 22 pays.

A l’étranger, la situation n’est pas plus réjouissante. Les Francofolies de Montréal, le Festival d’été de Québec, Glastonbury (Royaume-Uni) sont annulés. Le festival californien Coachella, où l’on attendait Rage Against the Machine, Frank Ocean ou encore Travis Scott, devrait être repoussé à l’automne (9-18/10). Le Primavera Sound Festival à Barcelone prévu début juin, a pour sa part préféré changer de dates et repousser sa 20ème édition à fin août (26-30/08). Quant au Paleo Festival de Nyon (20-26/07) et le Montreux Jazz Festival (3-18/04) en Suisse, ils sont dans l’attente d’une décision du Conseil fédéral, concernant leur tenue ou non l’été prochain.

En France, l’événement parisien de Live Nation le Lollapalooza a annoncé son report aux 17 et 18 juillet 2021, avec parmi ses têtes d’affiche Pearl Jam. Mais il reste encore des zones de flou quant à la tenue de nombreux festivals, suspendus aux décisions des autorités en lien avec le déconfinement.

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Le public de We Love Green

Prévu les 6 et 7 juin, le festival parisien écoresponsable électro-pop We Love Green se bat pour une édition plus longue repoussée à septembre. Beaucoup demandent une clarification des pouvoirs publics, qui leur permettrait d’avoir une meilleure visibilité et de prendre des décisions rapidement, afin d’éviter des pertes financières. C’est le cas des organisateurs du festival Les Vieilles Charrues en Bretagne (Carhaix, 16-19/07) qui sont assez pessimistes sur l’évolution de la situation. Jérôme Tréhorel, directeur des Vieilles Charrues, a ainsi “du mal à imaginer une autorisation pour un rendez-vous de plus de 70 000 personnes par jour alors que les questions autour du déconfinement se posent”.

Enfin, quid du Festival Beauregard à Caen (2-5/07), des Eurockéennes de Belfort (2-4/07), des Francofolies de La Rochelle (10-14/07) ou de Rock en Seine (28-29/08), qui restent en attente des décisions officielles concernant le déconfinement, lesquelles pour l’heure font peser une grande incertitude sur leurs prochaines éditions.

Texte Victor Hache

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