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A 27 ans, Théo Charaf sort un premier album folk-blues étonnant de maturité. Photo : Sarah Fouassier

Musique. La voix grave, profonde et introspective de ce jeune songwriter lyonnais nous hante. A 27 ans, le chanteur-guitariste Théo Charaf sort un premier album folk-blues aux ambiances americana, étonnant de maturité. Un artiste qui a la stature d’un futur grand. A écouter en boucle.

On est bluffé par l’ambiance americana qui se dégage du premier album du songwriter français Théo Charaf. Un road trip aussi prenant qu’intense, entièrement habité par un folk-blues aux influences de Neil Young et de Johnny Cash

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Théo Charaf. Photo : Sarah Fouassier

En cette rentrée musicale hivernale, la surprise nous vient de Théo Charaf qui débarque avec un premier album éponyme étonnant de maturité. Un disque imprégné d’un folk-blues rugueux, où résonne la voix grave et introspective de ce jeune artiste lyonnais (27 ans). Théo Charaf, qui chante dans un anglais impeccable, s’accompagne à l’ancienne d’une simple guitare acoustique, comme le faisaient les bluesmen des champs de coton.

Dés les premières notes du morceau d’ouverture “Vampire”, on est bluffé par l’ambiance americana qui se dégage de l’album du songwriter français, qui a commencé par jouer dans des groupes de garage-punk, a écouté le rock de Led Zeppelin, des Stones ou d’Hendrix, avant d’être happé par le blues. Rien ne manque dans cet opus sorti sur le label indépendant Wita Records, ni les grands espaces de l’Amérique profonde, ni les histoires d’errance des hobos, d’où naissent des images qui semblent venir tout droit du Delta du Mississippi.

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Théo Charaf. Photo : Sarah Fouassier

Un road trip aussi prenant qu’intense, entièrement habité par un folk-blues aux influences de Neil Young et de Johnny Cash, dans lequel Théo Charaf nous plonge grâce à des compositions personnelles, tel l’excellent “Going Down”, “In Vain” ou “Wander Boy”. Il reprend également des standards de la musique populaire américaine, comme “Oh Sister” de Bob Dylan, “Waiting around to die” du  texan Townes van Zandt ou encore “Devil got my woman” et “Hard time killing floor blues” du grand chanteur de blues Skip James.

On n’est pas ici dans un registre poli qui revisiterait le blues à la manière d’un jeune talent fasciné par une culture musicale venue du Sud des Etats-Unis, mais dans un univers où Théo Charaf apporte un vécu personnel. Il suffit de fermer les yeux, d’écouter les ballades nocturnes emplies d’un folk-blues rural qui hantent l’album, pour être définitivement embarqué. C’est sombre, poignant, élégant, apaisant. Le tout servi par une interprétation teintée de désespoir, qui donne toute son authenticité à ce répertoire intemporel. Un artiste qui a la stature d’un futur grand.

Victor Hache

  • Album “Théo Charaf”Wita Records / Dangerhouse Skylab / Baco Distribution

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