françoise bourdin quelqu'un de bien
Françoise Bourdin. Photo Mélania Avanzato.

Roman. Romancière aussi discrète qu’efficace, Françoise Bourdin publie “Quelqu’un de bien”, son 47ème livre. Deux sœurs, deux frères dans le Lubéron pour un roman généreux et bienveillant, entre déserts médicaux et vin nature…

“Quelqu’un de bien”, un roman agile, généreux et bienveillant entre quête d’identité, élans du cœur et non-dits familiaux, interrogations pour des choix personnels- faire du surplace ou avancer…

quelqu'un de bien de françoise bourdinDirection le cœur du Lubéron. Le charme envoûtant de la Provence pour décor de ” Quelqu’un de bien”, le 47ème roman de Françoise Bourdin, 68 ans, romancière aussi discrète qu’efficace. On la taxe facilement de stakhanoviste de la chose écrite, on range encore plus facilement ses romans dans la catégorie littérature “feel good” et on la trouve régulièrement dans le Top 10 des best-sellers français, en compagnie de Guillaume Musso, Marc Lévy, Agnès Martin-Lugand, Aurélie Valognes ou encore Virginie Grimaldi… La critique (et son lot de “ratés sympathiques”) la regarde de haut, avec un petit brin de condescendance. “Ecrire est toujours une jubilation”, confie-t-elle, alors elle maintient le rythme, à raison d’un ou deux livres par an- les derniers en date : “Si loin, si proches”, “Gran Paradiso” (près de 300 000 exemplaires, grand format et poche), “Le Choix des autres”, “Face à la mer”

Qu’importe ! régulièrement, Françoise Bourdin répond présente pour un rendez-vous avec les lecteurs. Cette fois, on rencontre Caroline Serval, une médecin généraliste, “petite, menue, pleine d’énergie et de volonté. Elle avait confiance en elle, aimait les gens et la vie” et Diane sa sœur- secrétaire médicale. Le travail prend le pas sur sa vie privée, Caroline envisage de s’associer avec un autre médecin- mais qui acceptera de venir dans ce village aussi magnifique qu’éloigné de tout ?

Les deux sœurs fréquentent deux frères, Paul et Louis Lacombe, l’un est viticulteur, l’autre de retour au village après avoir été informaticien à Paris, les deux vivent dans la propriété viticole de leur père depuis en maison de retraite. Paul perpétue la production paternelle avec un vin nature. Au fil des pages deQuelqu’un de bien” (qui, par certains moments, n’est pas sans rappeler “Les Vendanges de juillet”, un autre roman de Françoise Bourdin paru en 1999), il y a les déserts médicaux (confidence de l’auteure : “Une de mes directrices éditoriales m’a expliqué que ses parents, vivant en Provence, avaient des problèmes pour avoir un médecin. Mais ce n’est pas une spécificité provençale, il y a un vrai problème avec les déserts médicaux…”) et le vin bio : “Ah ! un verre de rosé… Ils ont tellement changé ces dernières années. On trouve des rosés formidables maintenant sur les cartes des grands restaurants !”

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Françoise Bourdin. Photo Mélania Avanzato

Les sœurs Serval, les frères Lacombe s’interrogent sur la vie qui va, assument leur vie (professionnelle et personnelle). Un roman agile, généreux et bienveillant entre quête d’identité, élans du cœur et non-dits familiaux, interrogations pour des choix personnels- faire du surplace ou avancer. Un roman écrit tout en douceur où l’intrigue compte bien moins que les personnages, où l’on veut simplement être quelqu’un de bien…

Texte  Serge Bressan

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