Toutes les musiques de We Culte. À l’heure de dévoiler Bisou Magique, quatrième album lumineux et réparateur, MPL confirme son statut à part dans le paysage musical francophone. Depuis plus d’une décennie, le collectif grenoblois tisse avec son public une relation rare, faite de ferveur scénique, de tendresse brute et de liberté artistique. Un univers sensible et vibrant que le groupe déploiera sur scène à Paris — d’abord à l’Olympia le 1er avril 2026, puis au Zénith le 28 novembre 2026 — deux rendez-vous majeurs pour mesurer l’ampleur d’une ascension aussi patiente que fédératrice.
MPL : Bisou Magique rappelle que la musique peut encore être un lieu de consolation active
Il y a des groupes qui surgissent avec fracas, portés par un tube, une mode, un algorithme. Et puis il y a ceux qui avancent autrement. Par la scène, surtout. MPL appartient sans conteste à cette seconde famille.
À l’heure de présenter Bisou Magique, quatrième album attendu le 13 février 2026, la formation grenobloise récolte ce qu’elle a semé pendant plus d’une décennie : une ferveur populaire qui ne doit rien au hasard, encore moins à une stratégie calibrée. Leur ascension tient davantage du mouvement de marée que du coup d’éclat — lente, régulière, irrésistible.
Dans leurs concerts, ils sont désormais des centaines, puis des milliers. Des visages tous réunis dans ce même abandon collectif qui fait la marque MPL.
Des amis avant d’être artistes
Avant MPL, il y avait Ma Pauvre Lucette. Et avant cela, il y avait surtout une bande d’amis de lycée. Cédric, Julien, Manuel… puis Arthur et Andreas. Des premières chansons bricolées ensemble, avant que la vie n’impose ses bifurcations : études, métiers, villes différentes.
Quand ils se retrouvent, ils ne sont pas encore “musiciens professionnels” : architecte, kiné, infirmier, comédien. La musique doit se faufiler entre les obligations, se contenter des week-ends et des congés. Le basculement arrive lorsqu’ils resserrent leur identité autour de l’acronyme MPL. Là, chacun lâche son métier. Pari risqué, mais fondateur : celui de vivre pleinement l’aventure collective.
La scène comme socle, la liberté comme langage
Très vite, MPL construit sa réputation là où rien ne triche : en live. Chanson acoustique, pop, touches électroniques, fragrances urbaines : rien n’est verrouillé. Cette liberté s’affirme nettement avec « L’Étoile » en 2020, puis s’élargit encore sur « Bonhommes« , disque qui éclate les formats et aborde frontalement certaines constructions sociales — la masculinité notamment.
Bisou Magique : un manège émotionnel
Avec ce quatrième album, MPL ne change pas de cap : il l’élargit. Bisou Magique fonctionne comme une fête foraine intérieure. Un disque qui tourne, tangue, virevolte entre euphorie et mélancolie.
La consolation en est le fil rouge. Consoler l’ami, l’amant, l’enfant, soi-même. Chercher la chaleur d’une étreinte même quand tout vacille.
« Ton visage », « Le temps de ne rien faire », « J’ai fait un rêve érotique » (clin d’oeil nocturne à Julien Doré), « Trois ami.es »… Chaque chanson devient une petite planète autonome, avec sa gravité propre.
Côté invités, la chanteuse Clou accompagne la fable écologique « Sans avion« , projection d’un monde contraint de réinventer ses horizons. Tandis que Ben Mazué prête sa sensibilité à « Fleur bleue« , variation romantique dans l’ombre bienveillante de Trenet.
Le secret MPL
Ce qui frappe, au bout du compte, c’est la permanence du lien et cette capacité rare à électriser et à émouvoir le public. Bisou Magique prolonge ce geste et rappelle que la musique peut encore être un lieu de consolation active.
Victor Hache
- Album Bisou Magique, MPL (sortie 13 février 2026) / Frenchy / [PIAS]





