Alejandro Gonzalez Inarritu, président du jury du Festival de Cannes 2019

Cinéma. Le 72ème Festival de Cannes a sélectionné vingt films qui seront en compétition pour la Palme d’or, que devra attribuer le jury présidé par le cinéaste mexicain Alejandro Gonzalez Inarritu.

Le cinéaste mexicain Alejandro Gonzalez Inarritu, un Président du jury à l’approche contemporaine, qui ne devrait pas manquer de booster le Festival de Cannes  

Président du jury du 72ème Festival de Cannes, Alejandro Gonzalez Inarritu est né à Mexico le 15 août 1963. Réalisateur, scénariste, producteur, avant de faire des films, il travaillait dans la publicité, réalisant des clips. Alejandro Gonzalez Inarritu est le cinéaste de la fatalité, hanté par l’incommunicabilité. Ses intentions paraissent toujours sincères, les situations vraies, les personnages attachants même si certaines histoires sont improbables, mais c’était déjà le cas chez Luis Bunuel. Un Président du Jury à l’approche contemporaine, qui ne devrait pas manquer de booster Cannes.

En dix-huit ans de carrière, il a réalisé six films. Il s’est fait remarquer par son premier long métrage, “Amours chiennes” (2000) qui relate l’histoire de trois hommes qu’un accident de voiture va lier à jamais. Chacun doit vivre avec son deuil, sa douleur, les aléas de la vie, le regret. La première demi-heure est sidérante : Inarritu nous plonge dans l’enfer urbain mexicain. Un film est ambitieux, violent, un peu glauque, tendance séries américaines où l’on a découvert Gael Garcia Bernal, un acteur magnifique.

Avec “21 grammes” (2003), dans lequel jouent Sean Penn et Benicio del Toro, Alejandro Gonzalez Inarritu obtient le César du meilleur film étranger en 2005. Le film est une brillante méditation sur le hasard, les remords, 21 grammes étant le poids qui correspondrait à celui de l’âme que perd un être humain au moment de la mort.

On lui doit également “Babel” (2005) avec Brad Pitt et Cate Blanchett. Plusieurs histoires, comme des sketches, occupent ce film. Au Maroc, deux enfants jouent avec le fusil de leur père. L’un tire et touche un bus de touristes. Parmi les passagers, un couple d’Américains. La femme est blessée. Aux Etats-Unis, la nounou des enfants de ce couple veut aller au mariage de son fils au Mexique et emmène les enfants avec elle. Au Japon, une adolescente mal dans sa peau, sourde, obsédée par la mort de sa mère, vit très mal sa relation avec son père… Alejandro Gonzales Inarritu passe d’une histoire à une autre, d’un continent à un autre, à l’aise, virtuose.

Sélectionné en compétition officielle lors du Festival de Cannes 2010, son film “Biutiful” a notamment mis en lumière l’acteur Javier Bardem, qui a remporté le prix d’interprétation masculine pour son rôle d’Uxbal, un homme en chute libre, sentant que la mort approche.

Dans “Birdman” (2014), on retrouve l’acteur Michael Keaton, en ancien super héros qui voudrait monter une pièce de théâtre à Broadway sur ce que furent ses rôles et sa vie. Le long métrage fut récompensé par deux Oscars, meilleur film et meilleur réalisateur.

Quant à “The revenant” (2016) avec Leonardo DiCaprio et Tom Hardy, le réalisateur nous entraîne dans un état du grand nord de l’Amérique où un trappeur est grièvement blessé et laissé pour mort par ses compagnons. Sans arme, il doit affronter un hiver rigoureux, des tribus d’indiens hostiles, des animaux sauvages. Il ne résistera que par sa seule volonté et le désir de vengeance.

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