Spectacle. Plus de cinquante après sa création , « The Rocky Horror Show », la mythique comédie musicale de Richard O’Brien fait toujours recette. Pour preuve, le succès des récentes représentations au Casino de Paris avec une troupe britannique a la hauteur de cet hymne à la liberté. À découvrir en tournée.
« The Rocky Horror Show » : Plus de cinquante ans après sa création, la comédie musicale de Richard O’Brien n’a pas pris une ride : un hymne à la liberté qui fait toujours recette et rassemble les générations.

L’intrigue de « The Rocky Horror Show » n’est guère plus épaisse qu’un lacet de guêpière ! Janet et Brad, un jeune couple venant tout juste d’échanger des vœux de fiançailles, tombe en panne une nuit d’orage. Réfugiés dans un étrange manoir, ils sont accueillis par des personnages travestis qui semblent tout droit sortis d’un film de série B, à mi-chemin entre l’horreur et la science-fiction. Commence alors une longue nuit où ils jetteront leurs certitudes (et leurs sages tenues !) aux oubliettes…
Plus de cinquante ans après sa création, la comédie musicale de Richard O’Brien (livret, lyrics et musique) n’a pas pris une ride. Toujours aussi rock’n’roll et libératrice, on peut même dire qu’elle s’est bonifiée avec le temps.
Et la troupe britannique qui vient de se produire au Casino de Paris dans la mise en scène inventive de Christopher Luscombe, les décors de Brain Thomson et les costumes imaginés par Sue Blane, apporte incontestablement une nouvelle pierre à un édifice déjà culte.
Bravant des difficultés techniques liées à la canicule, les artistes ont fait le show. Et quel show ! A commencer par le talentueux Stephen David Webb, charismatique à souhait dans le rôle du Dr Frank-N-Furter, Haley Flaherty et James Daniel Bisp, épatants dans les personnages de Janet et Brad, l’inquiétant Ryan Peter Wilson, sous le maquillage blafard de Riff Raff… mais les autres comédiens et chanteurs étaient tous à l’unisson. Tout comme le public, reprenant en choeur des tubes comme « Time Warp », « Sweet Tranvestite » ou « Dammit Janet« .
Car l’autre singularité du Rocky Horror Show, est ce formidable élan qui, depuis le jour de la première, le 19 juin 1973, devant un parterre clairsemé et un encore frileux, n’a cessé de rassembler les générations.
Après avoir déjà conquis plus de 35 millions de spectateurs aux quatre coins de la planète, The Rocky Horror Show, porte toujours haut et fort son hymne à la liberté.
Annie Grandjanin
- En tournée: du 30 juin au 4 juillet 2026 au Storyhouse theatre de Chester, du 6 au 11 juillet à l’Alexandra Theatre de Birmingham, du 13 au 18 juillet à l’Hippodrome de Bristol, du 20 au 25 juillet au Grand Opera House de York, du 27 juillet au 1er août au Palace Theatre de Manchester…

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