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Etienne Daho fait partie des nombreux artistes qui ont signé la pétition pour la réouverture des magasins culturels lancée par la filière musicale. S. Edmond / SIPA

Confinement. Dans une pétition lancée ce week-end, les producteurs de disques, les artistes, les auteurs et les éditeurs demandent au gouvernement d’assouplir les nouvelles règles et d’autoriser la réouverture de l’ensemble de leurs points de ventes, afin que le deuxième confinement ne devienne pas “le tombeau des industries culturelles”.

Pétition. “Les disquaires, comme les libraires, assurent une mission indispensable de lien social et d’apaisement dans une période où la santé et la patience de nos concitoyens sont mis à rude épreuve. L’UPFI et la SPPF demandent au gouvernement de réviser son interdiction et d’autoriser l’ouverture de tous les points de vente concernés”

Rien ne va plus entre les acteurs de la culture et le gouvernement. Après les libraires qui protestent contre la fermeture de leurs commerces et le fait que le livre soit considéré comme un bien non-essentiel, c’est au tour du monde de la musique de se mobiliser contre les nouvelles décisions gouvernementales.

Dans une pétition rendue publique ce week-end, producteurs, artistes (Etienne Daho, Clara Luciani, Yael Naim, Bernard Lavilliers, Zazie…), auteurs et éditeurs, demandent solennellement au gouvernement d’autoriser sans délai la réouverture de l’ensemble des magasins culturels (disquaires, libraires,  etc.) et des rayons culture de la grande distribution. “Le confinement ne doit pas devenir le tombeau des industries culturelles” indique la pétition lancée par la SPPF (société civile des producteurs en France) et l’UPFI (union des producteurs phonographiques français) qui s’inquiètent de la fermeture des points de vente physique de biens culturels dans le cadre du deuxième confinement.

“Les disquaires, comme les libraires, assurent une mission indispensable de lien social et d’apaisement dans une période où la santé et la patience de nos concitoyens sont mis à rude épreuve. Ils contribuent également à la survie de la filière musicale, dont une large partie des revenus dépend encore des ventes physiques, a fortiori dans la période précédant les fêtes de fin d’année (environ 40% du CA annuel des labels)” écrivent-ils : “Nous avons enfin une pensée toute particulière pour le tissu des disquaires indépendants, dont le modèle économique est par essence fragile et dont l’existence a été sérieusement malmenée depuis le premier confinement. Il est injuste que ces acteurs payent aujourd’hui le prix du confinement alors qu’ils avaient mis en œuvre les mesures sanitaires requises.”

La filière musicale appelle le gouvernement à revoir sa copie au plus vite: “L’UPFI et la SPPF demandent au gouvernement de réviser son interdiction et d’autoriser l’ouverture de tous les points de vente concernés (disquaires indépendants, rayons culturels des grandes enseignes et des hypermarchés, maisons de presse), dont il convient par ailleurs de relever qu’ils sont complémentaires, à la fois dans leur offre et dans leur localisation géographique. Les procédures de “click-and-collect”, qui ne sont pas accessibles à l’ensemble des commerces, ne constituent pas une alternative suffisante.”

Un véritable cri d’alarme lancé par les acteurs du monde de la culture, dont beaucoup sont déjà en situation de fragilité économique, lesquels craignent de devoir mettre la clé sous la porte, si les règles du deuxième confinement ne sont pas assouplies : “Les pouvoirs publics, qui ont su se montrer à l’écoute des difficultés des industries créatives depuis le début de la pandémie, ont le devoir de concilier impératifs sanitaires et sauvegarde de l’activité économique” poursuivent-ils : “Ne laissons pas ce nouveau confinement contribuer davantage encore à la fragilisation des acteurs locaux et des indépendants ! Ne faisons pas de cette période d’isolement le tombeau de nos ambitions culturelles !”

Victor Hache

 

 

 

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