« Tad l’explorateur et la lampe magique » : Gags visuels et dialogues loufoques sont au rendez-vous de ce dessin animé espagnol drôle et trépidant
Sortie cinéma. L’été et les vacances sont bientôt finis, et pour les enfants (et leurs parents et grands-parents) voici une dernière récréation avant la rentrée, mercredi 26 août sur les écrans: le film TAD L’EXPLORATEUR ET LA LAMPE MAGIQUE, drôle et trépidant.
Ce dessin animé espagnol est le quatrième d’une saga entamée en 2012, avec comme personnage principal Tad (Tadeo Jones dans la version originale, en hommage à Indiana Jones), ouvrier sur un chantier de construction à Chicago et qui a réalisé son rêve d’enfance: devenir archéologue explorateur.
Momie et Ramona
Tad et sa femme Sara, archéologue comme lui, sont désormais les heureux parents d’Oli, une adorable et intrépide petite fille de deux ans. Pendant des vacances à Londres en compagnie de leurs amis et colocataires Momie et Ramona, rencontrés lors de leurs aventures passées, ils mettent la main sur la Lampe magique d’Aladdin et des Mille et Une Nuits, conservée dans une vitrine du Palais de Buckingham.
Momie frotte la lampe et formule un vœu inattendu: voyager dans le temps pour retourner à l’époque de sa jeunesse où tout le monde l’adorait, dans la cité maya de Païtiti en pleine forêt tropicale.
Et voici toute la bande –poursuivie par des ennemis, les descendants de Soliman le Magnifique– projetés dans le passé et dans des aventures mouvementées qui va la mener à la Grèce antique et au cœur du Moyen-Orient…
« Tad l’explorateur et la lampe magique » : Saga de quatre longs-métrages
Il n’y a pas que les Américains, les Français ou les Japonais qui soient capables de réaliser des dessins animés de qualité: les Espagnols aussi. En l’occurrence le réalisateur Enrique Gato, 49 ans, qui avait testé son personnage de Tad dans deux courts-métrages en 2006 et 2007 avant de se lancer dans la série des quatre longs-métrages en images de synthèse (il a aussi réalisé en 2015 un autre dessin animé, OBJECTIF LUNE).
Pour lui, ce TAD L’EXPLORATEUR-4 « est, de loin, le volet le plus drôle, le plus épique et, surtout, le plus touchant de toute la saga » et il dédie son film « à tous les fans de la série, en particulier à ceux qui ont grandi avec le personnage et qui viennent aujourd’hui avec leurs propres enfants pour découvrir les nouvelles aventures de cette famille extraordinaire ».
Esprit de famille
L’une des grandes nouveautés est la présence de la petite Oli qui, explique-t-il, « est le cœur du film dans tous les sens du terme et a représenté notre plus grand défi. Trouver un moyen naturel de maintenir un enfant de moins de deux ans au centre d’une aventure d’une telle envergure –et orchestrer la chorégraphie des nombreux personnages impliqués dans l’action autour d’elle– a été l’exercice créatif le plus exigeant de ma carrière ».
Esprit de famille mais aussi rythme, rebondissements, suspense, inventivité dans cette histoire pour enfants qui est aussi, pour petits et grands, un voyage historique et culturel avec des références à Ali Baba et les 40 voleurs, Sinbad le marin, les Mille et Une Nuits, Soliman le Magnifique, Christophe Colomb (et sa fameuse anecdote apocryphe sur l’œuf qui tient debout).
Gags visuels et dialogues loufoques
Et il y a beaucoup d’humour, des gags visuels et des dialogues loufoques pour jeune public et cour de récréation, mais aussi des références pour spectateurs plus âgés: apparition du roi Charles-III et ses corgis royaux, appels incessants sur le portable de Momie ou clins d’oeil à des monuments du cinéma comme TITANIC, MAD MAX, ALADDIN de Disney ou CERTAINS L’AIMENT CHAUD (savoureuse avant-dernière réplique du film, avant un générique de fin rigolo).
Autre réussite, les personnages secondaires, amusants: Jeff le chien pas très futé et Bernardo le perroquet râleur, tous deux dotés de la parole grâce au Génie de la Lampe; ce Génie hilarant qui a le physique et la voix (en version française) de Chantal Ladesou; deux gamins de 10 ans insupportables, le prince héritier de Païtiti et Soliman le Magnifique.
Et il y a surtout, quasi vedette du film, l’Archéorobot (doublé par le chanteur et DJ Mossimann): un robot rond et jaune, sur roues, bourré d’intelligence artificielle, chargé d’aider Sara voire, avoue-t-il lui-même avec malice, de lui piquer son boulot –dernier clin d’œil moderniste de ce voyage dans le passé très divertissant.
Jean-Michel Comte
LA PHRASE :« Si on change le passé, on pourrait changer le futur » (Sara).
- Tad l’explorateur et la lampe magique (« Tadeo Jones y la lámpara maravillosa ») (Espagne, 1h35). Réalisation: Enrique Gato (Animation) (Sortie 26 août 2026)

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