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Robin Williams en animateur radio dans "Good Morning Vietnam" (United Archives/IFTN/dpa/Corbis)

Télé. «Good Morning Vietnam», le film de Barry Levinson, relate un épisode se passant au front, en 1965. La guerre du Vietnam dure depuis deux ans. Un animateur radio (Robin Williams) est envoyé de l’île de Crète à Saïgon, pour distraire les soldats américains. Subversif et féru de rock n’roll, bravant la censure, il remonte le moral des troupes américaines et va rapidement devenir LA vedette des jeunes GI qui l’écoutent l’oreille collée au transistor. Un film devenu culte servi par un acteur caméléon, à voir dimanche 8 août sur Arte – 21:00

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Robin Williams en animateur radio dans « Good Morning Vietnam ». (United Archives/IFTN/dpa/Corbis)

En 1965, la guerre américaine du Vietnam dure depuis deux ans déjà. Un DJ est envoyé à Saïgon dans la zone démilitarisée pour distraire les jeunes recrues. Il devient rapidement l’animateur radio le plus écouté, adulé par les GI qui le suivent assidument, l’oreille colée au transistor.

Adrian Cronauer (Robin Williams) va d’abord leur annoncer la météo sur les rizières, programmer de la musique insipide, diffuser des informations filtrées. Puis il va bifurquer vers la parodie, les imitations, dira des grossièretés, piratera en le falsifiant un discours de Richard Nixon, sénateur du Parti Républicain (candidat perdant à la présidentielle lors des dernières élections), le tout ponctué d’airs de rock n’roll.


Télé. A voir «Good Morning Vietnam» avec l’allumé Robin Williams


Après de multiples recadrages, menacé de sanctions, mais soutenu par un général qui sait combien ses interventions et sa musique sont attendues et remontent le moral des troupes, Adrian Cronauer reste à son poste.

Durant les cinq mois passés à faire l’imitateur, à diffuser du rock, la guerre s’est amplifiée, les troupes américaines passent de 75 000 à 400 000 hommes. La police, aidée de l’armée du Sud Vietnam, réprime violemment toute contestation. Malgré les bombardements sur les zones rebelles, la guerre s’enlise

Avant cette réalisation, le public avait reçu un choc avec deux films, l’un sur la guerre en Corée : «Mash » de Robert Altman (1970) iconoclaste et provocateur, et «Apocalypse Now» de Francis F. Coppola (1979) sur la guerre du Vietnam, véritable coup de poing.

Filmer pendant deux heures dans « Good morning Vietnam », un homme qui parle, trop vite, seul devant son micro, était une gageure. Pourtant, ils ont été des milliers à l’écouter, ces jeunes soldats américains envoyés au Vietnam pour une guerre qu’ils subiront pendant plusieurs années encore. Leur unique distraction était la radio.



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Robin Williams

Robin Williams en fait des tonnes, déjà cabot incontrôlable, très allumé comme son personnage (il s’est inspiré du véritable Adrian Cronauer qui a réellement existé). Un film devenu culte, servi par un acteur caméléon décédé en 2014 à l’âge de 63 ans, qu’on a aussitôt envie de revoir dans d’autres grands rôles, tels «Le Cercle des poètes disparus», «Will Hunting», «Madame Doubfire», «Le Monde selon Garp» ou encore «Jumanji».

Jane Hoffmann

  • A voir : «Good Morning Vietnam» (1987) de . Avec Robin Williams, Forest Whitaker, Bruno Kirby. Musique d’Alex North et bandes-son rock les plus célèbres de 1965. Dimanche 8 août sur Arte – 21:00

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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