anna chedid alias nach
Anna Chedid alias Nach (c) Diane Moyssan

Musique. Écrit et composé au cours d’un voyage initiatique entre la Drôme, les Cévennes et le Maroc « Peau neuve » est sans aucun doute l’album le plus personnel de Anna Chedid alias Nach. À découvrir en tournée et le 18 mars prochain à La Cigale à Paris et à l’Olympia le 18 mars 2025 !


Anna Chedid alias Nach : « En écrivant les chansons de « Peau Neuve », j’ai eu le sentiment de me donner naissance »


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Anna Chedid alias Nach (c) Diane Moyssan

Depuis son premier album éponyme en 2015, suivi de « L’aventure » puis du sobre  » Piano-voix« , Nach s’est imposée dans la grande et belle famille Chedid comme une artiste à part entière.

Indépendante et animée d’une irrésistible envie d’écrire le nouveau chapitre de son histoire, elle s’est lancée dans un voyage initiatique de six mois entre la Drôme, les Cévennes et le Maroc pour écrire et composer le symbolique « Peau Neuve« .

Neuf titres, dont deux instrumentaux, dans lesquels elle décline avec une émouvante sincérité sa soif de prendre « Le temps de vivre« , son besoin de liberté dans « Un soleil dans le ventre » et d’amour (« Le coeur qui explose »)... tout en livrant une vibrante déclaration à la terre avec « Vivante« .

Un quatrième opus lumineux, sans doute le plus personnel, dans lequel la chanteuse et musicienne (piano, percussions, synthétiseurs et boîtes à rythmes) s’est entourée de talentueux complices: Quentin Laffont (pianos et synthés), Pierre Elgrishi (basse), Vicent Polycarpe (batterie et percussions) et Fabrice Colombani (percussions).

Rencontre entre deux dates de tournée et une escale parisienne le 18 mars prochain à la Cigale.

« Peau neuve » résonne comme une renaissance ?

Nach : C’est aussi la vie qui n’est plus jamais comme avant ! Cet album, je l’ai porté trois ans. En écrivant les chansons, j’ai eu le sentiment de me donner naissance. C’est mon histoire. J’avais besoin de savoir qui j’étais et comment trouver ma place quand je ne suis plus rattachée à ma famille.



Justement, quand on nait dans la famille Chedid, on n’échappe pas à son destin ?

Nach : Je ne sais pas si c’est cette famille qui m’a choisie ou l’inverse ! Mais je n’ai jamais eu envie de faire autre chose de ma vie.

Il paraît que c’est votre grand-mère la poétesse Andrée Chedid qui vous a donné le goût de l’écriture ?

Nach : Pour mes 8 ans, elle m’a offert un cachier rouge. J’avoue qu’à l’époque je ne me suis pas rendue compte de l’importance de ce cadeau. J’ai alors commencé à écrire tout ce qui m’arrivait, ce que je ressentais. Il est toujours dans ma cave avec d’autres carnets. Je pense de plus en plus souvent à écrire un livre. Je me suis promis de le faire avant 2030 !

Ce nouvel album est aussi celui de l’émancipation, non ?

Nach : C’est vrai. J’arrivais à la fin de mon contrat avec ma maison de disques. J’ai jeté quelques bouteilles à la mer avant de me décider à monter mon propre label. J’ai aussi suivi une formation d’ingénieur du son parce que j’avais conscience de mes limites sur le plan technique. Il fallait que je me fasse comprendre et je ne voulais pas passer pour une escroc ou une rigolote !

Comment s’appelle ce label ?

Nach : Anna Chedid Publishing mais j’envisage de le rebaptiser « Peau Neuve »

Vous pouvez nous en dire un peu plus sur ce fameux voyage initiatique ?

Nach : Je venais de vivre une rupture amoureuse et je n’avais plus d’appartement. J’ai mis un clavier dans mes bagages car mon piano était un compagnon de route un peu trop encombrant. J’ai tout d’abord trouvé de petites cabanes en montagne dans la Drôme et les Cévennes. Je marchais toute la journée, et le soir j’écrivais. Je garderai toujours à l’esprit l’émotion éprouvée lorsque je suis arrivée dans le désert au Maroc. Il y avait à la fois cette impression de fin du monde et le début d’un autre. C’était la même image.

Vous avez fait de belles rencontres ?

Nach : Bien sûr mais il y en a une qui m’a particulièrement marquée. C’était à Essaouira où j’avais loué une petite maison. Chaque matin, un chien venait déposer une pierre sur ma terrasse. J’étais loin de ma famille, de mes amis, et je sentais que cet animal était là pour me protéger et me tenir compagnie. Comme un ange gardien. Deux jours avant mon départ, il avait remplacé son habituelle offrande par une fleur.

Dans une interview, vous avez expliqué qu’avoir le trac, c’était comme être amoureux ?

Nach : Je le pense toujours. Je suis très excitée à l’idée de me produire en concert. Comme si je me rendais à un rendez-vous amoureux ! Pour moi, la musique est un art vivant. Je fais ce métier pour être sur scène. C’est l’endroit où je me sens le plus en sécurité.

Entretien réalisé par Annie Grandjanin

Album : Nach « Peau neuve » (Anna Chedid Publishing)

En tournée: le 19 janvier 2024 à Lens, le 26 janvier à Millau, le 2 février à Tinqueux, le 9 février à Pleurtuit, le 23 février à Hyères, le 24 février à Thor, le 7 mars à Andernos-Les-Bains, le 8 mars à Mimizan, le 18 mars à la Cigale à Paris, le 22 mars à St-Martin-de-Crau, le 5 avril à Pierre Bénite, le 13 avril à Lille, le 6 juin à Bordeaux, le 7 juin, Le Croisic…

Retrouvez l’ensemble des chroniques culturelles d’Annie Grandjanin sur : annieallmusic.com/


 

 

 

 

 

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