Anne Baquet : la soprano céleste nous ouvre les portes du Paradis

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Anne Baquet : la soprano céleste nous ouvre les portes du Paradis. Photo © Alexis Rauber/Lucernaire

Spectacle. Après le succès du spectacle Come Bach, toujours en tournée, la soprano est de retour au Lucernaire avec Anne Baquet chante au Paradis. Un piano-voix, mis en scène par Gérard Rauber, mêlant des compositions de Gounod, Chopin ou Bach et des chansons de François Morel, Juliette, Georges Moustaki, Isabelle Mayereau… A découvrir jusqu’au 23 août 2026.

Anne Baquet est au Lucernaire avec son nouveau spectacle, à découvrir jusqu’au 23 août 2026

Anne Baquet au Lucernaire, à Paris. Photo (c) Olivier Lusse Mourier

Après l’excellent Come Bach, autour des œuvres du grand compositeur allemand, la chanteuse soprano prend encore de la hauteur avec Anne Baquet chante au Paradis, (clin d’œil au nom de la salle la plus haut perchée du Lucernaire ?), mis en scène par son complice Gérard Rauber.

Dès les premières minutes, elle apparaît juchée sur le piano de Damien Nédonchelle (ou Gwendal Giguelay en alternance) vêtue d’une longue robe en voile blanc. Une position quelque peu inconfortable qu’elle abandonne bien vite pour se rapprocher du public.

Un public de fidèles qui la suit depuis le spectacle où elle confessait « J’aurais voulu dev’nir chanteuse » !



Pour cette nouvelle création, les compositions de Sergueï Rachmaninov, Frédéric Chopin ou Charles Gounod côtoient des chansons de Georges Moustaki, François Morel, Jean Jacques Sempé, Isabelle Mayereau, Juliette Noureddine…

Ce qui ne l’empêche pas de revenir à son cher Jean-Sébastien Bach avec « Ça rame, ça rame », une chanson de Philippe Decamp et Damien Nédonchelle, d’après le 2° prélude en Ut Mineur ou « Le chant d’Anna » d’après le 3° concerto Brandebourgeois. Au passage, elle nous offre même une étonnante version de « Ticket To Ride » de Sir Paul McCartney.

Comme toujours, même si l’artiste maîtrise son art avec une belle virtuosité, pas question pour autant de se prendre au sérieux ! Il faut la voir mimant sa toilette et envoyer des bulles de savon pour une facétieuse relecture de « Dans ma baignoire » de Michel Rivegauche et Claude Bolling, imiter la fameuse Florence Foster Jenkins ou prendre le public à témoin lorsque avec une grâce touchante , elle récite Prévert dans « Il faut passer le temps« .

On ne peut évidemment pas vous promettre le Paradis, mais vous passerez à coup sûr un bien joli moment de grâce…

Annie Grandjanin

  • Anne Baquet chante au Paradis : Jusqu’au 23 août 2026, du mercredi au samedi à 19h30, matinée à 15h30 le dimanche, au Lucernaire, 53, rue Notre-Dame-des-Champs, 75006 Paris. Réservations au 01.45.44.57.34. et ICI


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