« Gainsbourg en confidence » : la grâce de l’avant Gainsbarre

gainsbarre en confidence
"Gainsbourg en confidence" : un clin d'œil sensible à l'avant Gainsbarre

Toutes les musiques de We Culte. Après un bel album consacré aux succès de Cole Porter, Jean Michel Lamazou nous emmène cette fois dans l’ambiance intimiste des cabarets rive gauche de la fin des années 50 avec « Gainsbourg en confidence ». Accompagné au piano par Bernard Menu, il revisite les belles chansons de l’avant Gainsbarre. Au Théâtre Montmartre-Galabru, chaque dimanche, jusqu’au 20 décembre 2026.

Gainsbourg en confidence : Jean Michel Lamazou nous invite à (re)découvrir les premières compositions de Serge Gainsbourg. Sans doute les plus belles chansons de son répertoire.

Après un album dans lequel il revisitait des succès de Cole Porter, Jean Michel Lamazou quitte les lumières de Broadway pour nous emmener dans l’ambiance feutrée des clubs de la rive gauche avec « Gainsbourg en confidence« , sous le regard de Maëlle Mietton à la mise en scène.

Nous sommes à la fin des années 50, à l’époque où Lucien Ginsburg qui rêve de se faire un nom dans le monde de la peinture est engagé comme pianiste au cabaret Milord L’Arsouille. On le retrouve également chez Madame Arthur à Pigalle, où il « orchestre » les revues des artistes maison. Entretemps, il a changé son patronyme, jugeant notamment que son prénom faisait un peu coiffeur pour dames !



Entre deux interprétations sensibles de titres comme « Le poinçonneur des Lilas« , « La Javanaise » (écrite pour Juliette Gréco qui l’invitera à faire ses premières parties), « Les Petits Papiers », (interprété par Régine, sa copine de bringue), « L’eau à la bouche » (bande-son du film de Jacques Doniol-Valcroze), « La chanson de Prévert », « Black Trombone »…

Sans oublier « Chez les yé-yé » et « Poupée de cire, poupée de son », un « tube » qui permettra à France Gall de remporter le Prix de l’Eurovision en 1965, l’élégant crooner propose un voyage dans les années d’avant Gainsbarre. Un récital qu’il entrecoupe de nombreuses anecdotes, tandis que sur un écran, on découvre le clip « La fille au rasoir » (réalisé par Arash Monadi) et les belles illustrations de Jean Noël Criton.

Affichant une évidente complicité avec son talentueux pianiste Bernard Menu, rebaptisé Gino (qui a également signé les arrangements), Jean Michel Lamazou nous invite à (re)découvrir les premières compositions de Serge Gainsbourg. Sans doute les plus belles chansons de son répertoire. Les plus tendres aussi…

Annie Grandjanin

  • Jusqu’au 20 décembre 2026, chaque dimanche à 18h30, au Théâtre Montmartre Galabru, 4, rue de l’Armée d’Orient, 75018 Paris. Tél.:01.42.23.15.85.


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