Toutes les musiques de We Culte. Quarante-huit ans après sa disparition, Elvis Presley continue de faire le buzz. Avec la bande originale du documentaire musical “EPiC: Elvis Presley in Concert” imaginé par Baz Luhrmann, le public redécouvre le répertoire du King à travers une sélection de performances restaurées et remixées. Un voyage musical qui rappelle pourquoi Elvis demeure l’une des figures les plus marquantes de l’histoire du rock.
“EPiC: Elvis Presley in Concert” : la bande originale du documentaire agit comme une véritable traversée du répertoire d’Elvis Presley et rappelle l’incroyable amplitude artistique d’un chanteur trop souvent réduit à son image de star.
Cette bande originale de film est l’occasion de nous replonger dans le répertoire d’Elvis Presley de façon presque exhaustive et de redécouvrir l’artiste sous un nouveau jour.
Conçue pour accompagner le documentaire EPiC: Elvis Presley in Concert, réalisé par Baz Luhrmann — déjà auteur du biopic Elvis, dans lequel Austin Butler incarnait le King — cette compilation restitue l’énergie d’un chanteur au sommet de sa puissance scénique. Loin de toute reconstitution, elle laisse parler l’essentiel : la voix, la musique, l’électricité d’un répertoire devenu mythique.
Dès les premières notes de Can’t Help Falling in Love, la magie opère. Cette ballade intemporelle rappelle la dimension romantique d’Elvis, capable de transformer n’importe quelle chanson en déclaration universelle.
Le disque s’ouvre ensuite sur Also Sprach Zarathustra,l’introduction orchestrale devenue la signature de ses concerts, prélude grandiose à An American Trilogy, fresque musicale où la voix du chanteur embrasse toute la tradition musicale américaine.
La compilation revisite ensuite les racines rock’n’roll d’Elvis. Avec That’s All Right, l’un des titres fondateurs du rock’n’roll et considéré comme l’acte de naissance de sa carrière en 1954, le King retrouve ici une énergie brute qui conserve tout son mordant.
Même intensité dans Hound Dog, tube incendiaire rappelant les débuts scandaleux du chanteur dans l’Amérique conservatrice des années 1950.
Mais Elvis n’est pas qu’un pionnier du rock. La bande originale révèle toute l’étendue de son registre et met aussi en lumière son goût pour la soul et les ballades dramatiques. You’ve Lost That Lovin’ Feelin’ met en valeur un timbre puissant et habité devient sous sa voix un moment de pure intensité, tandis que Bridge Over Troubled Water — reprise du duo Simon & Garfunkel — révèle un chanteur capable d’une puissance émotionnelle presque gospel.
Car Elvis n’a jamais renié ses racines gospel. How Great Thou Art, qui lui valut un Grammy Award, s’impose comme l’un des sommets de cette BOF. Le même souffle traverse Oh Happy Day, moment lumineux où la ferveur religieuse portée par les chœurs irradie tout le titre.
Cette sélection n’oublie pas non plus l’Elvis showman des années 1970. Avec une puissance rythmique qui emporte tout sur son passage Polk Salad Annie et Burning Love capturent cette énergie volcanique qui transformait chaque concert en véritable célébration.
Dans Suspicious Minds, l’un de ses plus grands succès, la tension dramatique monte progressivement jusqu’à une explosion finale qui résume à elle seule la puissance scénique du King.
Le disque réserve également quelques curiosités. Le medley Little Sister / Get Back crée un clin d’œil amusé aux The Beatles, preuve de l’humour et de la spontanéité d’Elvis sur scène.
Plus intime, Always on My Mind révèle une fragilité touchante, tandis que In the Ghetto témoigne de son regard sur les fractures sociales de l’Amérique qui traversait parfois son répertoire.
“EPiC: Elvis Presley in Concert” se conclut par quelques relectures contemporaines, dont Don’t Fly Away, qui mêle archives vocales et production moderne.
Une manière de rappeler que sa musique continue d’inspirer les producteurs d’aujourd’hui. Cette bande originale agit comme une véritable traversée du répertoire d’Elvis Presley et rappelle l’incroyable amplitude artistique d’un chanteur trop souvent réduit à son image de star.
Rock, soul, gospel ou ballades sentimentales, peu d’artistes auront traversé autant de styles avec une telle aisance. À l’écoute de EPiC: Elvis Presley in Concert, une évidence s’impose : certaines étoiles ne s’éteignent jamais. Elvis est de celles-là.
Jean-Christophe Mary





